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Economie

11 milliards d’euros de prêts participatifs débloqués pour accélérer la relance


Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a annoncé la mise à disposition de cet «argent frais» pour accompagner les entreprises alors que le déconfinement se profile.

Alors que le déconfinement doit avoir lieu à la mi-mai, suivant les perspectives tracées par Emmanuel Macron, le ministère de l’Économie annonce de nouvelles mesures d’accompagnement pour permettre aux secteurs «prêts à redémarrer» d’avoir les moyens d’embaucher. «Pour ces secteurs-là, nous allons mettre à disposition début mai 11 milliards d’euros de prêts participatifs sur les 20 qui étaient prévus», a ainsi annoncé le ministre de l’Économie Bruno Le Maire ce lundi au micro d’Europe 1. 18 compagnies d’assurances prendront leur part pour abonder, avec la Caisse des dépôts, en faveur de ces prêts.

Un accompagnement pour la relance

Concrètement, à quoi correspondent ces prêts participatifs? Ce sont des financements qui se situent entre le crédit à long terme et la prise de participation au capital d’une entreprise, d’une durée de vie de huit ans et dont le remboursement débute au bout de quatre ans. Ils doivent permettre d’accompagner les entreprises au moment de la reprise et de l’extinction des aides proposées par le gouvernement tout au long de la crise sanitaire pour pallier les fermetures d’entreprises. «C’est de l’argent frais pour des entreprises qui vont pouvoir réinvestir, réembaucher, recréer des emplois,» s’est félicité Bruno Le Maire.

Certains secteurs n’auront en revanche pas l’occasion de redémarrer «vite et fort», à l’instar de la restauration, de l’hôtellerie, ou encore de l’événementiel. Pour ceux-là, le gouvernement assure que les aides s’effaceront progressivement, afin d’éviter que des entreprises soutenues tout au long de la crise sanitaire ne flanchent soudainement. «Nous n’avons pas investi autant de moyens pendant 14 mois pour sauver des emplois et des entreprises pour finalement nous précipiter à retirer des aides», a ainsi fait valoir Bruno Le Maire, en promettant des «mesures adaptées.»

Une date de reprise encore incertaine

La question de la date exacte de reprise reste, elle, toujours en suspens. Le ministre de l’Économie a prudemment repoussé la proposition formulée par les principales fédérations de commerce, et par quelque 150 patrons franchisés et affiliés qui ont publié, le 22 avril, un «plaidoyer pour une réouverture impérative de tous les commerces au plus tard le 10 mai,» arguant qu’il s’agissait d’un mois «capital en termes d’activité.» Or, la réouverture se situera «plus aux alentours du 17 mai que du 10 mai», a indiqué le ministre de l’Économie.

Les promesses sont d’autant plus risquées en la matière que le gouvernement a émis l’idée d’un déconfinement territorialisé, qui pourrait signifier une fermeture prolongée – ou une réouverture a minima – des commerces situés dans les régions les plus touchées par l’épidémie de coronavirus.



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