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Economie

12,9 millions de Français ont été couverts par une demande de chômage partiel


Comme chaque mercredi depuis le début de la crise liée au coronavirus, le service statistique du ministère du Travail délivre plusieurs indicateurs intéressants concernant le marché de l’emploi. Chômage partiel, plans de sauvegarde de l’emploi, demandes d’inscription hebdomadaires à Pôle emploi… Tout y passe. Le Figaro fait le point sur ces indicateurs.

Le chômage partiel

Depuis le début de la crise, 12,9 millions de salariés ont été couverts par une demande d’autorisation préalable d’activité partielle, révèle ce mercredi la Dares. Du 1er mars au 25 mai, les services de l’État ont reçu 1.337.000 demandes d’autorisation pour un total de 5,6 milliards d’heures chômées. Ce qui représente environ 12 semaines à 35 heures pour chaque salarié. Concernant la répartition en fonction de la taille de la structure, 47% des salariés qui faisaient l’objet d’une demande travaillaient dans une entreprise de moins de 50 salariés. Les grandes structures, soit celles comptant plus de 250 salariés, représentaient 33% des travailleurs en activité partielle. Concernant les secteurs d’activité, les demandes se concentraient principalement dans : les activités spécialisées, scientifiques et techniques, les services administratifs et de soutien (20%), le commerce (16%) et la construction (11%). Enfin au niveau des régions, l’Île de France comptabilisait 25% des demandes, et l’Auvergne-Rhône-Alpes, 13%.

Les demandes d’indemnisation

Au 25 mai, quelque 823.000 entreprises ont effectué une demande d’indemnisation du chômage partiel au titre du mois de mars. Cela concernait 5,8 millions de salariés. «Sur la base des périodes prévisionnelles d’activité partielle demandées par les entreprises au 25 mai, 10,9 millions de salariés étaient susceptibles d’être placés en activité partielle au mois de mars […] Seuls 53 % de ces salariés ont effectivement été placés en activité partielle ce mois-là », souligne la Dares. Toutefois, toutes les demandes d’indemnisation pour le mois de mars n’ont pas encore été déposées. Sur ces 5,8 millions de salariés, 5,1 millions faisaient partie d’une entreprise de moins de 50 salariés. « Le ratio entre le nombre de salariés couverts par une demande d’indemnisation et par une demande préalable est ainsi nettement plus élevé dans les plus petites entreprises », explique la Dares. Un fait qui s’explique en partie par une trésorerie plus importante dans les grandes structures.

Concernant les indemnisations au titre du mois d’avril, 857.000 entreprises ont fait une demande. Ce qui représente 5,5 millions de salariés pour un total de 556 millions d’heures chômées indemnisées. «Sur la base des demandes d’indemnisation déposées au 25 mai, seuls 46% de ces salariés ont effectivement été placés en activité partielle ce mois-là», indique la Dares. Là encore, la répartition des demandes est largement portée par les petites entreprises.

Les procédures de restructuration

C’est l’un des indicateurs majeurs de la reprise et qui donne une idée de la situation sur le marché de l’emploi. Au cours de la troisième semaine de mai, le nombre de plans de sauvegarde (PSE) ou plans sociaux – obligatoires dans les entreprises de 50 salariés minimum, à partir de 10 licenciements – reste inférieur à son niveau de début mars. Et pour cause, pour éviter les licenciements, l’exécutif a mis sous perfusion plus d’un million d’entreprises avec les très coûteux dispositifs de chômage partiel et de prêts garantis par l’État. En revanche, le réel motif d’inquiétude vient des suppressions de postes envisagées qui ont doublé par rapport à début mars «en raison principalement de plans déposés par des entreprises de grandes tailles placées en procédure de sauvegarde ou en redressement-liquidation judiciaire en avril et en mai », explique la Dares.

Les demandes d’inscriptions hebdomadaires à Pôle emploi

Du 10 au 16 mai, Pôle emploi a comptabilisé 57.000 nouvelles demandes d’inscriptions de demandeurs. Soit une baisse de 33,2% par rapport à la même semaine de l’année dernière. Si ce chiffre peut sembler encourageant, il cache une tout autre réalité. Ce repli s’explique par le «faible nombre de sorties observées durant les premières semaines du confinement et qui se répercute en moindres réinscriptions les semaines suivantes», estime la Dares. En temps normal, si le nombre d’inscriptions est plus élevé, les sorties le sont aussi… Ce qui permet de réguler le nombre de demandeurs d’emploi. Sauf qu’il y a fort à parier, vu la situation sur le marché de l’emploi et compte tenu des conséquences de la crise, que les sorties soient très peu nombreuses.

En revanche, et c’est encourageant, le nombre d’offres d’emploi publiées en ligne du 18 au 24 mai se situe à 9 % du niveau pré-confinement. Un chiffre qui marque une remontée par rapport aux précédentes semaines. Toutefois, cette hausse se fait au détriment des CDI qui sont plus rares (57% contre 66% durant la semaine précédant le confinement).



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