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Economie

Apple met à nouveau en avant les emplois créés grâce à son AppStore


La politique de rémunération du groupe dans son magasin d’applications est de plus en plus critiquée.

Alors que la fronde montre, Apple reste fidèle à sa ligne de conduite. Les commissions perçues par Apple sur les achats effectués via son magasin d’applications sont contestées par des développeurs et désormais pas des États Américains, l’Europe et les Britanniques.

Face à ces attaques à répétition, le groupe met en avant le caractère « vertueux » pour l’économie, la richesse et les emplois créés. Il dévoile l’impact – estimé – de son AppStore en Europe et en France.

1,7 million d’emploi créés en douze ans

Depuis sa création en 2008, son magasin d’application aurait donc permis de créer 1,7 million d’emplois en Europe, dont 250 000 en France. L’année dernière, les créations nettes ont augmenté de 6 %. C’est une des conséquences du confinement, avec des consommateurs qui ont passé davantage de temps sur leurs smartphones à acheter des services en ligne.

D’ailleurs, les revenus générés par les développeurs français qui utilisent inApp Purchase, s’élèvent à près de 2 milliards depuis 2008, en croissance de 20 % en 2020. Il s’agit bien du montant reversé aux développeurs par Apple, les commissions perçues ne sont pas prises en compte. Aux raisons conjoncturelles expliquant cette hausse (les confinements) s’ajoutent des facteurs structurels, avec l’évolution de mode de consommation et de facturation des achats en ligne. Pour mémoire, les biens achetés par ce canal, par exemple, les commandes sur des plateformes de livraisons en ligne, ne sont pas soumis aux commissions.

Plus généralement, Apple continue de justifier sa politique de commissions par les investissements qu’il réalise pour son AppStore, ainsi que par l’accès offert au 1,650 milliard de terminaux actifs de la marque. L’AppStore est présent dans 175 pays, plus de quarante langues, acceptent 180 méthodes de paiement et plus de 45 devises, aime à rappeler Apple. À cela s’ajoutent des programmes à destination des développeurs, comme celui qui a été mis en place à Station F depuis mai 2018. Plus de 200 start-up y ont participé, dont des applications devenues des références, comme Yuka, Metronaute ou Foodviser… devenues phares dans l’écosystème français.

Les arguments d’Apple résisteront-ils aux critiques dont le groupe fait l’objet ? Le groupe a déjà infléchi sa politique de commissions en baissant de 30 à 15 % la rémunération qu’il perçoit sur les transactions réalisées par des éditeurs d’applications dont le chiffre d’affaires est inférieur à 1 million d’euros. De même, celle perçue sur les abonnements passe de 30 à 15 % dès la deuxième année. Mais le caractère « incontournable » de l’AppStore pourrait, aux yeux de la justice, justifier que de nouvelles conditions commerciales soient imposées à Apple. Cette bataille juridico-financière ne fait que commencer.

À voir aussi – Apple présente son nouvel iPhone 12, compatible avec la 5G



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