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Economie

Apple met des bâtons dans les roues des services de cloud gaming de Microsoft, Google ou Facebook


À première vue, Apple semble tendre la main aux opérateurs de cloud gaming. Ces services qui permettent de jouer à des jeux vidéo sans avoir à les télécharger sur son smartphone, comme Google Stadia, Microsoft xCloud ou le français Blacknut, étaient jusque-là bannis de l’AppStore, le magasin d’applications des iPhone et des iPad. Cette interdiction a été levée vendredi. Mais le diable est dans les détails. Si Apple ouvre bel et bien sa porte à ces services, la société l’assortit d’obligations pour le moins contraignantes.

Ainsi, Apple veut approuver un à un les centaines de jeux vidéo qui composent le catalogue de ces services. Les éditeurs devront donc créer une «Page» sur l’App Store pour chacun de ces jeux vidéo. Si elle était dupliquée à l’univers de la vidéo, cette règle reviendrait à obliger Netflix ou Amazon Prime Video à soumettre pour approbation à Apple toutes les séries et films qui composent leurs catalogues.

Cette obligation signifie aussi que tous les jeux vidéo présents dans les services de cloud gaming seront soumis à une commission de 30% prélevée par Apple sur toutes les transactions de l’AppStore. Prenons le service Google Stadia, où chaque jeu doit être acheté à l’unité. Apple prendrait sa part sur tout achat de jeu Stadia effectué depuis un iPhone. Le bien-fondé de cette commission est au cœur du bras de fer qui oppose Apple à Epic Games, le créateur du jeu en ligne Fortnite, depuis un mois. Elle fait aussi l’objet d’une enquête de la Commission européenne, ouverte en juin.

Microsoft dénonce ces nouvelles règles

Une autre règle stipule que tout jeu vidéo «offert dans un service de cloud gaming par abonnement devra être téléchargé directement depuis l’AppStore.» Cela entre en contradiction avec le principe même du cloud gaming, qui permet de jouer instantanément au jeu de son choix. De quoi faire bondir Microsoft, qui lance la semaine prochaine son service xCloud sur ses consoles Xbox, les PC et les smartphones Android.

«Cela va aboutir à une mauvaise expérience pour les utilisateurs. Les joueurs veulent accéder immédiatement à leurs jeux vidéo depuis une seule application, comme ils le font déjà dans la musique ou dans la vidéo. Ils ne veulent pas être forcés à télécharger des centaines d’applications pour pouvoir jouer en streaming», a déclaré Microsoft au site américain The Verge. «Notre mission est d’apporter aux joueurs la meilleure expérience possible», poursuit le porte-parole. De quoi laisser entendre que Microsoft refuse de se plier aux nouvelles règles de l’AppStore.

Facebook s’était aussi élevé contre Apple. La marque lui a longtemps refusé la mise en ligne de son application Facebook Gaming, qui permet de regarder des parties de jeux vidéo mais aussi de jouer sans téléchargement à des mini-jeux. Facebook Gaming a finalement pu arriver sur l’AppStore en août, mais expurgée de ses mini-jeux. «Les décisions d’Apple heurtent l’industrie du jeu vidéo, les joueurs, les développeurs, et paralysent l’innovation sur smartphone, notamment les nouveaux formats comme le cloud gaming», avait alors déclaré Vivek Sharma, vice-président de Facebook chargé du jeu vidéo. Le réseau social ne s’est pas exprimé sur les nouvelles règles de l’AppStore.



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