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Economie

Apple pèse plus lourd que tout le CAC 40 réuni


Les géants de la Tech américaine continuent de défier la crise économique. Vendredi dernier, Apple a récupéré le titre de première capitalisation boursière mondiale, ravi le 5 décembre dernier par le géant pétrolier Saudi Aramco à l’issue de la plus grosse introduction en Bourse de l’histoire.

Les résultats trimestriels meilleurs que prévu publiés dans la soirée de jeudi dernier par Apple lui ont ainsi permis d’inscrire de nouveaux records historiques à Wall Street. Le titre du fabricant d’iPhones, qui a fini la séance vendredi dernier sur un gain de 10,47%, se négocie désormais autour des 425,04 dollars, soit une capitalisation de 1820 milliards de dollars. En une séance, la capitalisation du groupe dirigé par Tim Cook s’est accrue de 172 milliards de dollars, représentant un record absolu pour une entreprise sur une si courte période.

Dans le même temps, les quarante fleurons français cotés à la Bourse de Paris affichent une capitalisation totale de 1506 milliards d’euros, soit 1775 milliards de dollars. De fait, le groupe de Cupertino en Californie vaut désormais plus que le CAC 40 dans son ensemble. En 2005, la capitalisation d’Apple représentait à peine près de 4% du CAC 40, contre 33% en 2015 et 104% en ce mois d’août 2020.

Progression sur l’ensemble des marchés

Déjouant les attentes du marché, Apple a dévoilé la semaine passée une croissance de 11% sur un an de ses revenus au troisième trimestre de son exercice décalé, à 59,7 milliards de dollars, contre les prévisions des analystes à 52,3 milliards de dollars. Le groupe avait pourtant souffert dans un premier temps des répercussions de la pandémie de Covid-19 avec la fermeture de ses magasins, certains ayant été d’ailleurs ouverts puis refermés lorsque les conditions sanitaires se sont à nouveau dégradées aux États-Unis.

Profitant finalement des mesures de confinement imposées à travers le monde, le groupe a progressé dans tous ses secteurs d’activité et sur l’ensemble de ses marchés géographiques. Les ventes d’iPhones ont notamment rapporté quelque 26 milliards, soit quatre milliards de plus que les prévisions des analystes, en grande partie grâce à l’introduction du modèle d’entrée de gamme iPhone SE en avril dernier. Les tablettes iPad et ordinateurs Mac ont également connu un regain d’intérêt.

Fractionnement des actions

Apple a par ailleurs annoncé qu’il allait faciliter l’achat de ses titres auprès de petits investisseurs individuels. Pour ce faire, le groupe de Cupertino va procéder à un nouveau fractionnement de son action, six ans après le précédent. Cette opération vise à multiplier le nombre d’actions pour en diviser la valeur unitaire d’autant. En d’autres termes, si les actionnaires actuels auront plus d’actions en leur possession, la valeur de leur portefeuille restera bien sûr inchangée. Dès le 24 août prochain, chaque actionnaire d’Apple recevra ainsi trois actions supplémentaires pour chaque action détenue. De quoi ramener la valeur d’une action à un peu plus de 100 dollars.

En 2014, il s’agissait d’un fractionnement en sept pour une action. Avant cela, le constructeur avait procédé à trois autres fractionnements en mai 1987, en juin 2000 et en février 2005.

Si certains analystes estiment désormais que la capitalisation d’Apple pourrait atteindre les 2000 milliards d’ici la fin de l’année, le groupe n’a toutefois pas souhaité communiquer de prévisions trimestrielles, en raison de l’incertitude économique qui demeure. Outre le fractionnement prochain des actions, les annonces à venir relatives à l’iPhone 12 et l’iPhone 12 Pro, l’iPad avec écran micro-LED et le premier Mac ARM devraient encore profiter à l’action du géant américain.

La valorisation totale des Gafa explose

Tandis que la valorisation du géant pétrolier Saudi Aramco, notamment touché par la crise pétrolière, est restée relativement stable ces sept derniers mois pour atteindre aujourd’hui quelque 1760 milliards de dollars, selon les données Refinitiv, celle du géant technologique californien a bondi de 50,8% sur la même période.

L’engouement autour des valeurs technologiques n’en finit donc plus à Wall Street, face à des valeurs traditionnelles en perte de vitesse. Alors que les économies américaine et mondiale s’enfoncent dans la récession sous l’effet de la pandémie, Apple, Google, Facebook et Amazon sont perçus comme des valeurs refuges par les investisseurs.

Au lendemain de la longue audition de cinq heures de leurs PDG par les élus de la Chambre des représentants la semaine passée, Facebook, Amazon et Google publiaient également leurs résultats trimestriels. Les géants du numérique ont tous battu les pronostics des analystes. La valorisation totale des Gafa explose depuis un plus bas observé fin mars, pour atteindre aujourd’hui 5800 milliards de dollars.



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