Image default
Economie

Après les trottinettes, Dott va se lancer dans le vélo électrique à Paris


Présente dans 18 villes européennes, la start-up franco-néerlandaise a tout juste levé 70 millions d’euros.

Malgré la pandémie, les investisseurs ont les yeux de Chimène pour les start-up de la micro-mobilité. En novembre dernier, Tier qui exploite des trottinettes en libre-service notamment à Paris avait créé la sensation : l’opérateur allemand avait levé 250 millions de dollars. En décembre, le Suédois VOI qui opère aussi ce type de véhicule a récolté 160 millions de dollars.

Ce mardi, c’est au tour du franco-néerlandais Dott, un autre acteur présent à Paris avec des patinettes électriques en free floating, d’engranger des fonds : exactement 70 millions d’euros apportés notamment par des business angels. « On arrive à lever de l’argent car dès qu’on sort des confinements, l’utilisation des engins de micro-mobilité connaît une énorme croissance. Avec la pandémie, Les utilisateurs n’ont plus confiance dans les transports publics et les villes leur facilitent la tâche en multipliant les pistes pour vélos ou trottinettes », explique Maxim Romain, cofondateur et directeur général de Dott qui sait dans quels domaines il va investir cette manne.

D’abord, la start-up qui exploite des trottinettes dans 18 villes en Europe (Paris, Lyon, Bruxelles, Milan, Cologne…) va lancer un service de vélos électriques partagés. Cet été, elle commencera d’abord par certains quartiers de Londres où elle a gagné un appel d’offres. Puis elle les proposera à Paris où elle discute actuellement avec la mairie des conditions de son arrivée.

« Nous souhaiterions déployer 3000 à 5000 vélos électriques dans la capitale », résume Maxim Romain. De quoi concurrencer Lime qui a repris à Uber sa division vélos électriques partagés connue sous la marque Jump. Dott est persuadé qu’il fera la différence en proposant ds vélos plus «durables», par exemple des engins aux roues pleines. Du coup, après Londres et Paris, la marque partira à la conquête des agglomérations où elle opère déjà des trottinettes en free floating.

De nouveaux territoires

Parallèlement, Dott présent dans cinq pays va ouvrir dans les prochaines semaines son service de trottinettes partagées dans deux territoires supplémentaires : le Royaume-Uni et l’Espagne. « À un horizon de trois ans, nous serons probablement actifs dans soixante villes européennes », glisse Maxim Romain qui veut se positionner sur les agglomérations sélectionnant quelques opérateurs sur appel d’offres comme Paris l’a fait.

La start-up veut aussi étendre son service aux banlieues des villes dans lesquelles elle opère. Un travail de fourmi qui consistera à convaincre les communes ou les regroupements de communes en périphérie à accueillir ses engins.

Autant de projets qui ne doivent pas empêcher Dott d’atteindre rapidement l’équilibre financier. « Notre objectif est d’être rentable cette année, affirme Maxim Romain. D’ores et déjà, nous gagnons de l’argent dans toutes les villes où nous opérons si nous excluons les frais de siège et de R & D. » Un véritable défi que même Uber, le roi du VTC, n’a pas encore réussi à relever.



Source link

Autres articles

En colère, les restaurateurs devront encore attendre deux mois

administrateur

Bercy verse cette semaine une avance à 8,5 millions de foyers

administrateur

Un hôtel de luxe emblématique transformé en bureaux et concept-store

administrateur

Pourquoi les taxis motos se réjouissent de l’arrivée d’Uber Moto en Île-de-France

administrateur

«Il y a urgence à voter une loi de finances rectificative 2021 !»

administrateur

ce qu’il faut retenir des annonces Apple

administrateur