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Economie

Aux États-Unis, Google va signaler les magasins tenus par des Noirs


Dans le sillage du mouvement «Black Lives Matter», des affichettes se sont multipliées sur les devantures de magasins et de restaurants indiquant qu’ils étaient tenus par des Afro-Américains, afin d’encourager les clients à venir les soutenir en période de confinement. Jeudi, dans un billet de blog publié sur son site, Google a annoncé qu’il permettrait désormais aux propriétaires de ces lieux de revendiquer cette spécificité sur leur fiche Google Maps aux États-Unis, grâce à une pastille «Black-owned» («détenu par un Noir»).

D’après Google, cette caractéristique est de plus en plus recherchée sur internet. «Ces derniers mois, nous avons constaté une hausse des recherches pour des entreprises tenues par des Noirs. C’est inspirant de voir que tant de gens tentent d’investir dans la communauté noire», avance Jewel Burks, responsable Google des start-up aux États-Unis. En avril, plus de 40% des propriétaires afro-américains de PME étaient sans emploi en raison des différentes mesures de confinement, contre 17% parmi les Blancs, selon des statistiques gouvernementales relayées par le New York Times .

Des exemples d’affichettes sur des magasins américains, signalant qu’ils sont détenus par des Noirs:

La mention ajoutée par Google rejoindra la section «Highligts», qui met déjà en avant d’autres spécificités, certaines automatiquement («Nombreux avis»), d’autres au bon vouloir des gérants. Il est ainsi possible d’indiquer que les lieux sont réservés aux adultes, adaptés aux familles, «LGBT-friendly». Les propriétaires peuvent déjà signaler via des pastilles colorées que le magasin, le restaurant ou le café sont tenus par une femme ou par un vétéran de guerre. Ces options ne sont pas proposées en France. La mention «Black-owned» ne le sera pas non plus.

Des promesses de diversité

À la suite du décès de George Floyd, tué par un policier dans la ville de Minneapolis le 25 mai 2020, puis de la résurgence du mouvement Black Lives Matter, les géants de la tech, dont Google, ont été accusés de ne pas s’impliquer suffisamment dans la lutte contre le racisme aux États-Unis. Google, via sa filiale YouTube, avait déjà annoncé la création d’un fonds doté de 100 millions de dollars pour soutenir «les voix de créateurs et d’artistes noirs». Le moteur de recherche a aussi décidé de bannir les publicités pour des annonces d’emploi, pour des crédits et pour de l’immobilier fondées sur des critères qui pouvaient donner lieu à des discriminations, dont l’adresse postale et le sexe.

Les Afro-Américains sont encore peu représentés parmi les salariés américains des géants de la tech, selon des rapports internes, qui peuvent aux États-Unis donner des répartitions raciales. Ils représentent 12,6% de la population du pays. Mais ils étaient 5,5% en 2019 chez Google et 2,6% à des postes de direction («leadership»). 9% chez Apple, mais 6% dans des métiers tech (hors Apple Store), et 3% à la direction. 4,5% chez Microsoft, et 2,7% aux postes de direction. 3,8% chez Facebook et 1,5% dans des métiers tech. Les efforts promis de longue date par ces groupes pour mieux refléter la diversité du pays mettent un temps certain à produire leurs effets.



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