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Economie

Aux États-Unis, la recrudescence de l’épidémie freine la reprise de l’activité


La recrudescence de l’épidémie de coronavirus aux États-Unis tout au long du mois de juillet a pesé sur l’activité économique. Certes, la première puissance mondiale ne détruit plus d’emplois depuis le mois d’avril, si l’on regarde le solde. En juillet, près de 1,8 million d’emplois ont été créés selon les chiffres officiels publiés vendredi. Un chiffre en ­apparence important, mais bien moindre que celui du mois de juin, qui avait enregistré 4,8 millions d’emplois supplémentaires, ou du mois de mai (2,7 millions).

Le taux de chômage en juillet, également communiqué vendredi, a reculé, à 10,2 %, contre 11,1 % en juin. Pour mémoire, l’Amérique de Donald Trump, avant l’irruption de la pandémie de Covid-19, connaissait le quasi-plein-emploi, avec un taux de chômage de 3,5 % en février.

Au regard du 1,4 million puis des 20,8 millions d’emplois détruits respectivement en mars et avril, « le solde reste terriblement négatif (près de 15 millions, NDLR) et à ce titre la poursuite de la tendance au rattrapage, fût-il uniquement partiel, est logique », pointe Hervé Goulletquer, stratégiste à La Banque postale.

La résurgence du Covid-19 dans certains États de l’ouest et du sud des États-Unis a cependant contraint des restaurants et des commerces à fermer et parfois à licencier des employés qu’ils venaient juste de réembaucher. Ce qui explique la remontée des inscriptions au chômage la semaine dernière.

Or, le sort de millions de chômeurs américains est entre les mains du Congrès, où démocrates et républicains ne parviennent pas à s’entendre sur un nouveau plan de soutien. Depuis le 31 juillet, une aide supplémentaire mise en place au début de la crise du coronavirus, de 600 dollars par semaine, perçue par 31 millions d’Américains (chômeurs et travailleurs précaires), a été supprimée. Certains élus républicains la trouvaient trop coûteuse pour le budget fédéral et trop généreuse, au point selon eux de dissuader certains chômeurs de rechercher du travail. Les démocrates sont au contraire favorables à la reconduction de cette importante mesure de soutien au pouvoir d’achat jusqu’à la fin de l’année. Jay Powell, président de la Fed, la banque centrale, pas réputé pour être un « socialiste notoire », comme le note un éditorial du Financial Times, a mis en garde contre un retrait prématuré des aides publiques aux ménages.

Soutien aux PME

L’appui fédéral aux entreprises fait davantage consensus au Congrès. Les deux partis sont favorables à la reconduction du PPP (Paycheck Protection Programme). L’Administration Trump assurait début juillet que ce dispositif de prêts accordé aux entreprises sur fonds publics avait permis de sauver 51 millions d’emplois, moyennant 521 milliards de dollars déboursés. Les prêts s’établissent en moyenne à 107000 dollars. Le chiffre avancé sur les emplois préservés fait débat, ainsi que les conditions d’attribution des crédits, mais leur utilité pour maintenir à flot des centaines de milliers de PME fait la quasi-unanimité.



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