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Economie

Avec «CliqueMonCommerce», Bercy apporte de l’aide aux petits commerces


Depuis l’annonce du reconfinement, la consolation des restaurants et commerces jugés «non-essentiels» se résume trois mots : «Click and collect». Pour les aider à se lancer dans cette «digitalisation» à marche forcée, le gouvernement a lancé ce mardi «CliqueMonCommerce», une plateforme dédiée à l’accompagnement des petites entreprises dans leur transition numérique.

Pour Bercy, l’objectif est double. En premier lieu : aider les commerces à maintenir leur activité «malgré les restrictions sanitaires». Mais cette crise est aussi l’occasion d’accélérer la numérisation des entreprises françaises. «Une TPE sur trois a un site internet», selon les chiffres du ministère de l’Économie.

La plateforme promet d’aider «artisans, commerçants et restaurateurs», à rejoindre une «place de marché en ligne» (CDiscount, etc.), mettre en place des solutions de logistique, de livraison et de paiements à distances ou encore créer son propre site internet. «Plus de 40 offres promotionnelles proposées par des plateformes et prestataires reconnus de solutions numériques» sont référencées sur le site par Bercy. «Il y a un certain trafic sur la plateforme mais il est encore trop tôt pour évaluer les réactions des entreprises», observe le ministère de l’Économie, contacté par Le Figaro.

Pour la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad) «cette aide répond à une véritable demande des commerçants». De nombreuses entreprises tentent en effet, bon gré mal gré, une incursion numérique. «Nous avons déployé, depuis un mois un projet de digitalisation des bijouteries, pour les aider à aller vers click and collect, les réseaux sociaux et le numérique», illustre l’Union de la Bijouterie Horlogerie. «Sur les 3400 librairies présentes en France, 1500 ont un vrai site en ligne sur lequel acheter, dont 250 de plus depuis la fin du premier confinement», détaille, de son côté, le syndicat de la librairie Française.

Mais pour certains secteurs, l’e-commerce ne saurait être une réponse. «Le marché des fleurs sur internet représente, en France, 5% des ventes. La vente en ligne ne peut ni compenser, ni être alternative crédible à moyen terme. Les fleurs sont un achat d’impulsion. Il faut avoir produit sous les yeux, le sentir, le voir, le toucher», explique notamment un producteur de fleurs au Figaro. «C’est trop tard. La crise sera un accélérateur darwinien pour la survie de l’activité. Ceux qui n’ont pas su anticiper mourront», note une autre fédération de commerçants.

Un plan estimé à 120 millions d’euros

Pour inciter les entreprises à se «digitaliser», Bruno Le Maire a annoncé, ce mardi, une aide de 500 euros pour le financement de solutions numériques des commerces fermés et professionnels de l’hôtellerie et de la restauration. «Ce chèque permet de couvrir les coûts liés au lancement d’une activité en ligne, tels que la création d’un site internet, l’adhésion à une plateforme en ligne, l’acquisition d’un logiciel ou la rémunération d’une prestation d’accompagnement. Cette aide financière sera accordée sur présentation de factures à l’Agence de services et de paiement», précise Bercy. Cette aide pourra être versée dès janvier 2021 à 120.000 entreprises fermées, pour un coût estimé à 60 millions d’euros.

Le gouvernement destine également 60 millions d’euros aux «collectivités locales désirant développer une plateforme locale de commerce en ligne». Les communes pourront obtenir un soutien de 20.000 euros chacune. Ces mesures s’inscrivent dans le «plan sur la numérisation des entreprises» dévoilé par le gouvernement ce mardi, estimé à 120 millions d’euros.



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