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Finance

Avec Kabbage, Amex lorgne le crédit aux commerçants



Le géant American Express, troisième émetteur mondial de cartes de paiement, s’intéresse au financement des petites et moyennes entreprises. Selon l’agence Bloomberg, le groupe serait en négociations « avancées » pour racheter la fintech américaine Kabbage, spécialisée dans le financement alternatif des TPE/PME.

Le montant de la transaction serait de 850 millions de dollars, entièrement en cash, et un accord avec les actionnaires de Kabbage, dont SoftBank et Reverence Capital Partners, pourrait aboutir dès la fin du mois. Aucun des protagonistes n’a souhaité commenter l’information.

Diversification des activités

Le marché des entreprises n’est certes pas nouveau pour Amex. Au-delà de ses cartes professionnelles qui ont fait sa réputation, le groupe est déjà le premier émetteur de cartes de crédit pour les petites entreprises aux Etats-Unis. Et depuis cinq ans, il multiplie les initiatives pour muscler son offre de crédit, notamment en ligne. Avec Kabbage, Amex pourrait ainsi devenir le numéro un du crédit aux petites enseignes de proximité (épiceries, drogueries…). Car Kabbage est une réelle. Considérée comme l’une des pionnières de l’analyse du risque sur la base de données extra-financières, la fintech permet à sa clientèle de souscrire facilement un crédit en ligne, sans passer par les filtres des réseaux bancaires ou les grilles de scoring classiques.

Pionnier du scoring alternatif

Le succès a été rapide et la start-up revendique plus de 200.000 clients et près de 3 milliards de dollars de production en 2019. Le secret de son modèle repose sur sa capacité à exploiter , en temps réel et constamment, toutes les données en ligne de son client, y compris ses comptes bancaires, pour déterminer en quelques minutes une capacité d’emprunt.

C’est d’ailleurs grâce à ce savoir-faire que Kabbage est devenu le troisième réseau distributeur aux Etats-Unis de prêts subventionnés pour les petites entreprises (programme PPP) pendant la pandémie.

La fintech a réussi à traiter près de 210.000 demandes pour un montant de 5,8 milliards de dollars de chèques distribués, et elle s’est notamment particulièrement positionnée auprès des chauffeurs indépendants Uber. 

Toutefois, la start-up a été durement éprouvée par la crise et contrainte de suspendre de nombreuses lignes de crédit et de tailler dans ses effectifs.

Un marché de plus en plus disputé

Depuis une dizaine d’années, le marché du crédit aux petites entreprises (TPE) et aux PME, traditionnellement une chasse gardée des réseaux bancaires, est de plus en plus disputé par de nouveaux entrants non bancaires, soit des fintechs comme Kabbage ou Klarna, soit des poids lourds de l’économie numérique ou des paiements, comme Amazon ou PayPal.

Dans une note de juillet, l’agence de notation Moody’s s’est même inquiétée de cette diversification des sources de financement, qui pourrait faciliter le surendettement des petites entreprises.



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