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Economie

Avec le reconfinement, les Français se précipitent sur les appareils à raclette


L’inquiétude était palpable, ce lundi, du côté de la fromagerie Frères Delassic à Lille. «De nombreux clients nous ont demandé si nous allions être en rupture de fromage à raclette», confie la responsable de la boutique au Figaro. Et pour cause, la rumeur d’une pénurie de fromage fondu, en plein confinement, enfle. «Nos fournisseurs nous ont assuré être en mesure de nous approvisionner normalement dans les semaines à venir», rassure la gérante.

Rien à signaler, non plus, du côté des consommateurs. «Le marché est sain au vu de la période. La consommation est normale», avance l’Association des Fromages traditionnels des Alpes savoyardes (AFTAlp). D’ailleurs, chez Frères Delassic, les ventes de fromages à faire fondre ont, certes, augmenté, «mais avec la diminution du passage, liée au confinement, nous réalisons à peu près les mêmes ventes que l’année dernière». Même constat à la fromagerie Xavier, à Toulouse : «La saison des raclettes a commencé. Nous sommes donc repartis sur de belles ventes mais elles ne sont pas supérieures aux autres années».

En réalité, les producteurs craignent surtout de ne pas parvenir à écouler leurs stocks. «Une partie du fromage à raclette est vendue aux stations de ski . Si elles n’ouvrent pas cet hiver, nous risquons d’avoir du surplus», explique l’AFTAlp. «Au moins 15 % de la production de fromage à raclette de Savoie est vendue aux stations de ski en hiver», précise Jean-Luc Duclos, président de l’association.

Une pénurie n’est toutefois pas impossible. «Depuis 2017 nous observons une augmentation très forte de la demande de fromage à raclette qui peut effectivement donner lieu à des pénuries», explique Jean-Luc Duclos. Mais il est encore trop tôt pour annoncer, ou non, une rupture de stock. «Entre la consommation plus forte des familles, liée au confinement, et ce que nous pourrions perdre en station, les acteurs de la filière sont dans l’incertitude», résume le président de l’AFTAlp.

Explosion des ventes d’appareils à raclette

Une chose est sûre, en revanche, les ventes d’appareils à raclette ont explosé. «C’est sans commune mesure avec l’année dernière. Comme lors du premier confinement, ils se vendent très bien car ils sont axés sur la convivialité familiale», indique un porte-parole de Fnac Darty au Figaro. Les ventes du groupe ont en effet augmenté de 200 à 300% dans la catégorie «appareils à raclette, à fondue et robot de cuisine». Tendance similaire chez Boulanger. «Nous avions déjà une hausse de 20% au mois d’octobre que nous expliquons par une bascule météo plus importante que l’année dernière», détaille Eric Puzzuoli, «leader produit» préparation culinaire et petite cuisson chez Boulanger. Mais le confinement a fait exploser les ventes d’appareils à raclette «du jour au lendemain». «Elles ont augmenté de 100 à 200% au mois de novembre. Nous avons parfois frôlé les 300%», poursuit-il.

Une tendance remarquable pour un «un marché mûr», c’est-à-dire porté par aucune innovation notable. «Cette demande s’explique par une météo fixe. De plus, la raclette est un plat accessible et facile à réaliser», analyse Eric Puzzuoli. Mais le principal responsable de ces chiffres exponentiels est, sans surprise, le confinement. «Nous vendons principalement des appareils pour 4 à 6 personnes. On sent bien qu’il s’agit d’acquisitions pour un besoin immédiat et une utilisation familiale», ajoute-t-il.

Pour ceux qui n’auraient pas encore investi dans un appareil à raclette, nul besoin de se précipiter dans les rayons électroménagers. Les deux groupes l’assurent, aucune pénurie n’est à craindre.



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