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Finance

AXA enterre la hache de guerre avec le restaurateur Stéphane Manigold



« Nous sommes heureux ». L’oeuvre en néon qui décore les murs du restaurant, récemment rouvert, de Stéphane Manigold semble résumer à elle seule la situation. Après avoir gagné une première bataille judiciaire contre AXA, le restaurateur parisien a annoncé mardi avoir trouvé un accord avec l’assureur pour compenser une partie des dommages financiers subis par ses restaurants pendant le confinement.

« Cela va permettre d’avoir un peu de trésorerie d’avance, de faire face à la baisse de chiffre d’affaires et surtout de ne pas faire de plan social dans un premier temps », se félicite Stéphane Manigold, président du groupe Eclore. Le propriétaire de plusieurs restaurants, qui avait obtenu en justice que l’assureur l’indemnise à hauteur de 45.000 euros , ne précise pas le montant de la transaction. Il assure en revanche qu’il n’engagera plus de poursuites contre AXA.

Un conflit emblématique

L’assureur avait promis de faire appel de la décision, mais y renonce finalement. Un porte-parole explique toutefois que l’analyse du groupe, sur le fond, n’est pas changée. AXA a notamment argué que le contrat de Stéphane Manigold couvre les fermetures administratives décidées du fait de problèmes particuliers à l’établissement, comme des problèmes d’hygiènes, mais pas le cas du confinement.

Cet accord met fin à un conflit emblématique des débats qui secouent le secteur de l’assurance sur les contrats d’assurance des pertes d’exploitation depuis le début de la pandémie. Les entrepreneurs veulent être couverts au moins pour une partie de la baisse de leur activité. Les assureurs jugent que les contrats ne le prévoient généralement pas. Plusieurs entreprises ont décidé de porter l’affaire en justice.

Mise au point du régulateur

Mardi, le gendarme des assurances a confirmé sur la base d’un échantillon, que pour environ 93 % des assurés, les garanties des pertes d’exploitation ne fonctionnaient pas en cas de pandémie. Le régulateur a cependant souligné que dans environ 4 % des cas, les clauses « ne permettent pas de conclure avec certitude à une absence de garantie ».

Le message ne passera certainement pas inaperçu du côté d’AXA. Son patron Thomas Buberl avait expliqué que « moins de 10 % » des contrats d’assurance de restaurateurs du groupe pouvaient faire l’objet de débats et assuré qu’il cherchait à trouver des compromis avec les clients concernés. « Aujourd’hui, nous sommes satisfaits, nous sommes arrivés déjà à 600 accords sur quelque 1.700 clients concernés par le même type de contrat, explique un porte-parole. Nous espérons rapidement ne plus avoir de litiges ».

En juin, le groupe a estimé que le coût des sinistres en assurance dommages pourrait s’élever à 1,2 milliard d’euros cette année en raison de la crise. « Les impacts les plus significatifs proviendront des lignes d’assurance perte d’exploitation et annulation d’événements », a-t-il précisé.



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