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Finance

Axa Venture Partners veut monter en puissance



Publié le 2 avr. 2021 à 8:27

AXA Venture Partners est prêt à voir plus grand. Créé en 2015, le bras armé dans le capital-risque du géant tricolore de l’assurance annonce, ce vendredi, avoir réalisé un closing de 250 millions d’euros pour son nouveau fonds (AVP Capital II), dédié aux investissements dans les start-up.

Une première étape, puisque le closing final devrait être bouclé d’ici à la fin de l’année et atteindre quelque 500 millions d’euros, grâce à l’apport financier d’acteurs institutionnels. « Nous discutons avec des investisseurs français et européens. Parmi eux, il y a des corporates et des family offices », indique François Robinet, le managing partner d’AVP, sans donner plus de détails.

Présent sur deux continents

Axa Venture Partners a injecté 400 millions d’euros, depuis ses premiers pas, dans plus de 45 entreprises en phase de démarrage ou de croissance. Dans l’Hexagone, le fonds a par exemple investi dans InsideBoard , une plateforme de conduite du changement, Happytal, un spécialiste de la conciergerie d’hôpital, ou Incepto, une start-up qui ​opère dans le domaine de l’imagerie médicale.

Axa Venture Partners a choisi, dès le départ, d’être actif en Europe et aux Etats-Unis, où le marché du capital-risque est plus mûr. Le fonds possède des bureaux à New York et à San Francisco. Ce qui facilite, pour les acteurs européens, un lancement aux Etats-Unis. « Les modèles économiques des acteurs de la tech sont par définition globaux », observe François Robinet.

Plus gros tickets

Après six ans au compteur, le fonds est prêt à accélérer. « Notre marque est de plus en plus crédible : nous avons des actifs sous gestion significatifs, et nous accompagnons des entreprises qui ont une trajectoire ascendante ou qui ont fait des sorties », rappelle Sébastien Loubry, en charge du développement d’AVP. One Inc, une insurtech couvée jalousement par AVP, a par exemple été achetée en 2020 par Great Hill Partners . Modern Message a été avalée par RealPage, et Limelight Health par Fineos.

Avec son nouveau fonds, Axa Venture Partners a la volonté d’investir à un stade plus tardif des start-up (du « early growth » au « late growth »), afin de créer des leaders technologiques dans leur domaine. « Pour notre premier fonds, nous mettions des tickets de dix millions d’euros en moyenne. Avec ce nouveau fonds, nous voulons investir entre 10 et 50 millions d’euros », indique François Robinet. « Nous avons vocation à être un investisseur actif et donc à diriger les tours de table. »

Quatre verticales

Le fonds de capital-risque souhaite prendre des participations dans des pépites évoluant dans quatre verticales : le software, la fintech/l’insurtech, la santé digitale et les plateformes pour les consommateurs. Des secteurs d’activité qui ont été portés par la crise sanitaire ces derniers mois. AVP a recruté Benoit Fosseprez en qualité d’associé pour passer à la vitesse supérieure. Cette figure de proue de la French Tech a été le directeur financier, puis le patron de Veepee.

« Il va nous apporter son expérience », se réjouit François Robinet. L’équipe du fonds passera également de 25 à une trentaine de salariés dans le courant de l’année. De quoi être mieux armé pour écrire de nouveaux chapitres. « Ma vision, c’est que dans vingt ou trente ans, AVP soit reconnu comme l’une des meilleures plateformes d’investissement du monde », se projette François Robinet.



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