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Finance

Banques : la nécessaire transformation des filiales de location de voitures



Publié le 14 nov. 2020 à 12:00

Les loueurs de véhicules se préparent au monde d’après. En pleine deuxième vague épidémique, les champions français de la location longue durée, ALD et Arval, filiales de Société Générale et BNP Paribas, tentent de faire évoluer leur modèle pour s’adapter aux nouveaux usages en termes de mobilité dans les entreprises.

A l’occasion de la présentation de son plan stratégique 2020-2025, jeudi, ALD a annoncé son ambition de faire grandir sa flotte de véhicules pour atteindre 2,3 millions de contrats de location d’ici à cinq ans, contre 1,8 million actuellement, soit une hausse de 4,5 % par an. A cet horizon, le groupe aura étendu sa présence dans 50 pays (contre 43), en poussant les feux en Asie.

En atteignant cet objectif, la filiale détenue à 80 % par Société Générale , qui contribue de façon positive aux résultats de la banque, ravirait la couronne de numéro un mondial du marché au hollandais Lease Plan, et garderait une avance confortable sur son compatriote Arval, qui vise les 2 millions de véhicules loués en 2025.

Etendre le cycle de vie des actifs

La filiale de Société Générale va également faire évoluer son modèle de location. Plus question de louer une voiture à un collaborateur en entreprise pendant deux ans seulement puis de la revendre sur le marché de l’occasion : la filiale de Société Générale veut « étendre le cycle de vie de ses actifs ».

Après une première location, le véhicule pourra ainsi être loué une seconde fois notamment à un particulier, puis être utilisé par des partenaires dans un parc de véhicules de covoiturage et enfin être revendu. « En allongeant le cycle de vie de nos actifs, on s’assure une moindre volatilité des résultats. Car on est moins sensible aux évolutions du marché de l’occasion et on garantit des marges plus stables sur la durée », explique Gilles Bellemere, le directeur général délégué d’ALD.

Réduction des risques

En revendant un véhicule au bout de sept ou huit ans, au lieu de trois à quatre ans jusqu’à présent, le loueur espère « diminuer le risque de valeur résiduelle ». Une partie du modèle économique réside en effet dans la capacité à bien acheter puis bien revendre une voiture. En l’utilisant plus longtemps, la société limite donc le risque de mal revendre. Les véhicules électriques, à la durée de vie plus longue, s’inscriront bien dans ce modèle, qui permettra aussi à ALD d’augmenter sa présence sur le marché de l’occasion aux particuliers.

La croissance du parc sera en effet soutenue par les modèles électriques qui représenteront alors 30 % des nouveaux contrats (contre moins de 10 % actuellement). Les ambitions sont similaires chez la filiale de BNP Paribas, avec une proportion de véhicules électrifiés de 25 %. Les loueurs cherchent aussi à élargir la gamme, pour proposer d’autres moyens de transport comme le vélo, la trottinette, mais aussi l’autopartage. Chez ALD, elles devraient croître de 15 % par an d’ici à 2025.

La nouvelle feuille de route stratégique doit permettre à la filiale de Société Générale de faire croître ses marges au même rythme que ses contrats sur la période 2019-2025. Les actionnaires devraient en profiter avec un taux de distribution de dividendes qui s’élèvera entre 50 et 60 %, contre 45 % en 2019.



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