Image default
Finance

Bourse : Alibaba et Tencent pourraient à leur tour être exclus de Wall Street



Publié le 7 janv. 2021 à 12:28

Jusqu’au bout l’administration Trump aura mené la guerre contre les entreprises chinoises. Washington envisage d’ajouter les géants du numérique Alibaba et Tencent à sa liste noire des entreprises qu’elle soupçonne d’être détenues ou contrôlées par l’armée chinoise. Avec une capitalisation boursière cumulée de 1.320 milliards de dollars, Alibaba et Tencent sont les deux plus grands groupes asiatiques cotés en Bourse. Leur inclusion sur cette liste constituerait le signe le plus puissant envoyé par Donald Trump sur sa volonté de durcir sa politique de fermeté à l’égard de la Chine à l’approche de la fin de son mandat, le 20 janvier.

Les grands gestionnaires d’actifs américains opposés au projet

Les départements d’Etat et de la Défense ont débattu avec le Trésor pour savoir si l’ajout d’Alibaba et de Tencent à la liste noire américaine aurait un fort impact sur les marchés de capitaux, indique le « Wall Street Journal ». Le projet reste en discussion pour l’instant et pourrait être abandonné. D’autres entreprises chinoises pourraient également intégrer cette liste. Suite à cette nouvelle, Alibaba et Tencent ont perdu respectivement 3,91 % et 4,69 % à la Bourse de Hong Kong, jeudi, entraînant dans leur chute l’indice Hang Seng, qui a fini en baisse de 0,52 %.

Les grands gestionnaires d’actifs américains, dont T. Rowe Price, BlackRock et Vanguard, sont parmi les principaux actionnaires d’Alibaba et de Tencent par le biais de fonds, selon les données de FactSet. Ils ne souhaitent pas voir les deux groupes intégrer la liste noire.

En revanche, l’impact financier sur Alibaba serait minime, selon les analystes de Bloomberg. Alibaba disposait de 60 milliards de dollars de liquidités en septembre. La double cotation de ses actions à Hong Kong lui permettrait de continuer à avoir accès aux capitaux internationaux, même s’il est exclu de Wall Street. Cependant, le groupe avait prévu une vente d’obligations en dollars qui pourrait rapporter entre 5 et 8 milliards dès la semaine prochaine. Cette opération pourrait être menacée.

35 entreprises chinoises concernées

Donald Trump avait déjà signé, mardi, un décret visant à interdire, d’ici à quarante-cinq jours, toute transaction avec huit services de paiement et applications chinois, dont le service de paiement mobile Alipay d’ Ant Group , filiale d’Alibaba, et les outils QQ Wallet et WeChat Pay de Tencent. Le même jour, le NYSE, après quelques revirements de situation, a également annoncé radier trois entreprises de télécoms chinoises à partir du 11 janvier.

Trente-cinq entreprises chinoises figurent déjà sur la liste noire de Washington, dont le fabricant de puces SMIC et le groupe pétrolier CNOOC. Il est interdit aux investisseurs américains d’acquérir des actions de ces groupes.



Source link

Autres articles

Etats-Unis: le gendarme des marchés récompense son centième lanceur d’alerte

administrateur

Le patron de Rio Tinto débarqué après la destruction d’un site aborigène

administrateur

Braquages bancaires: une filière de «jackpotting» démantelée

administrateur

Covid : les banques réactivent le mécanisme des moratoires sur les crédits

administrateur

Commerzbank envisagerait de supprimer 11.000 postes

administrateur

Crédit Agricole va reprendre 50 % d’Europ Assistance en France

administrateur