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Finance

Bourse : Déjouant tous les pronostics, Wall Street efface ses pertes de l’année



Les traders les plus optimistes de Wall Street n’auraient jamais osé miser sur un rebond aussi rapide. 53 jours après une chute vertigineuse, qui a vu 10.000 milliards de dollars de capitalisation boursière partir en fumée, la Bourse américaine a effacé ses pertes de l’année. Mieux, elle repart à l’assaut des sommets.

Lundi soir, l’indice élargi des 500 premières capitalisations de Wall Street est revenu à son niveau de fin 2019, à 3.232,39 points. Un investisseur qui aurait tenu ses positions sur le S & P 500 depuis le début de la crise, n’aurait, à ce jour, rien perdu. Le Nasdaq Composite, lui, est à nouveau au sommet . A la cloche, lundi soir, il a fini la séance à un plus haut historique de 9.924,75 points, dépassant son précédent record du 19 février.

Le Nasdaq a pris de l’avance

Riche en valeurs « tech », le Nasdaq a pris de l’avance sur les deux autres grands indices de Wall Street. Sa performance annuelle est redevenue positive dès le 7 mai. Depuis le creux du 23 mars, il affiche une progression de 45 %.

La Bourse américaine va-t-elle recommencer à voler de record en record comme en 2019 et au début de cette année ? Le S & P 500, en hausse sur 9 des 11 dernières séances boursières, n’est plus qu’à 5 % de son plus haut historique de 3.386,15 points.

Aucun stratégiste de marché n’avait prédit un rebond en V aussi radical. Se référant aux précédentes crises boursières, notamment l’éclatement de la bulle des valeurs technologique au début des années 2000 ou la crise des subprimes en 2007-2008, la plupart d’entre eux ont analysé la première phase de hausse comme une pause dans un marché baissier. De telles configurations sont fréquentes. Le marché reprend alors son souffle avant de repartir à la baisse. Puis le « rally » se prolongeant et le déconfinement des économies se confirmant, ils ont revu à la hausse leurs estimations de fin d’année.

Les professionnels des marchés pris de court

La progression du S & P 500 place toutefois encore l’indice de Wall Street le plus suivi 10 % au-dessus des prévisions moyennes des stratégistes de marché compilées par Bloomberg. Un tel écart est extrêmement rare. Autant dire que dans ces conditions, la plupart des investisseurs sont passés à côté de la hausse.

Alors que les banques centrales continuent d’abreuver les marchés de liquidités, beaucoup de professionnels restent sceptiques. Le stratégiste de Citigroup Tobias Levkovich fait remarquer que la performance du S & P 500 n’est que le reflet du mouvement de vente panique du mois de mars. Chez Bank of America, Savita Subramanian vient de relever son objectif de fin d’année sur le S & P 500 de 2.600 à 2.900 points, misant sur le repositionnement des investisseurs qui avaient placé une grande partie de leurs avoirs en « cash ». Elle explique sa prudence par le risque d’une deuxième vague de Covid-19, les élections américaines et les incertitudes sur la reprise de la consommation aux Etats-Unis.



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