Image default
Economie

Brune Poirson tacle Leclerc sur des œufs durs vendus sous plastique


La secrétaire d’État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire Brune Poirson ne veut plus des emballages plastiques inutiles. Alors que sa loi contre le gaspillage et pour une économie circulaire a été promulguée le 11 février dernier, Brune Poirson a épinglé ce 5 juin un magasin Leclerc de Concarneau (Finistère) pour un emballement plastique d’œufs durs proposés à la vente. Elle a également assuré qu’avec la loi anti-gaspillage, ce type d’emballages ne serait bientôt plus possible.

«Sinon, pour protéger un œuf, la nature a inventé un emballage ingénieux qui s’appelle la coquille, a-t-elle raillé sur Twitter. Bravo Leclerc pour cette fantastique innovation. Heureusement, la #LoiAntiGaspillage va permettre la suppression de ces aberrations.»

Interdit le 1er janvier 2021

« Il y a deux éléments que l’on voit dans cette photo, explique-t-on au cabinet de Brune Poirson. D’abord le socle noir très certainement en polystyrène expansé comme les boîtes de kebab, et qui sera interdit dès le 1er janvier 2021. Ensuite le film étirable, qui est techniquement recyclable, mais pas forcément partout dans les faits puisque la filière de recyclage n’est pas encore déployée sur tout le territoire.»

Concernant les matériaux comme le film plastique, pas interdits par la loi mais peu recommandés dans la pratique, «la loi anti-gaspillage permettra à l’État de mettre en place des systèmes de bonus-malus en fonction de critères environnementaux des différents matériaux utilisés dans les emballages. Cela pourra faire varier les coûts de production de plus ou moins 20 %», poursuit-on dans l’entourage de la secrétaire d’État.

Pas un coup d’essai

Ce n’est pas la première fois que Brune Poirson attaque frontalement une marque sur ses emballages. Le 10 mars dernier, elle avait épinglé le géant français de l’agroalimentaire Fleury Michon, toujours sur Twitter, sur l’une de ses salades proposée dans une boîte en plastique non recyclable. «Puisque Fleury Michon ne comprend pas qu’en 2020, proposer des contenants non recyclables n’est plus acceptable, grâce à la #LoiAntiGaspillage, ils vont se voir infliger un malus écologique qui financera chez d’autres un bonus pour développer le vrai réemploi», avait-elle écrit.

Un peu plus tôt en septembre 2019, elle avait interpellé directement l’équipementier sportif GoSport, toujours sur Twitter, accusé de détruire une partie de ses paires de chaussures neuves et non vendues en les lacérant d’un coup de cutter pour les rendre inutilisables. «J’ai demandé plus d’informations à Go Sport qui, si la destruction pure et simple est avérée, sera bientôt hors la loi. Avec la #LoiAntigaspillage, la France sera le premier pays au monde à interdire la destruction des produits invendus», avait-elle alors écrit.

Cette communication plutôt directe sur les réseaux sociaux est pleinement assumée. «Brune Poirson entretient avec les entreprises des relations à la fois faites de transparence et de confiance, mais ça n’exclut pas le contrôle, conclut-on dans l’entourage de la secrétaire d’État. Si l’on veut une relation de confiance, il faut être mesure de rappeler à l’ordre en cas de pas de côté. D’autant que pour certaines entreprises, le droit et la loi ont moins de force que la réputation…»



Source link

Autres articles

faut-il craindre une dégringolade de la construction?

administrateur

Pour les restaurants parisiens, un retour à la normale en trompe-l’œil

administrateur

ce qu’il faut retenir des annonces de Macron sur l’automobile

administrateur

2020, année perdue pour l’automobile

administrateur

Ils pensaient avoir loué une belle villa sur l’Ile de Ré, l’annonce était bidon

administrateur

le scénario d’un chômage à 20-25% et d’une chute du PIB de 30%

administrateur