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Economie

Bruno Le Maire vole au secours de l’économie de la cité mariale


Pas de miracle pour le moment, mais des promesses. En voyage à Lourdes et accompagné d’Alain Griset, ministre délégué aux PME, ainsi que de Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État chargé du Tourisme, Bruno Le Maire est venu des engagements plein les poches. «Nous avons voulu venir à Lourdes (…) pour manifester le soutien de tout le gouvernement à l’égard d’une ville particulièrement touchée par la crise économique et sanitaire», a-t-il assuré devant quelques commerçants et journalistes. Dans cette ville, «qui vit du tourisme, rappelle-t-il, c’est 70 à 80% d’activité en moins car les touristes étrangers et les pèlerins ne sont pas là».

C’est pour cette raison qu’il a annoncé l’élargissement des dispositifs prévus pour le tourisme à un certain nombre de secteurs. Sont désormais concernés : les magasins de souvenirs et de piété, très nombreux à Lourdes, les boutiques des galeries marchandes, les boutiques des aéroports, les traducteurs-interprètes, les autres métiers d’art, les services auxiliaires de transport par eau, les paris sportifs et les labels, détaille Bercy. Tous ces secteurs pourront donc bénéficier du chômage partiel et du fonds de solidarité jusqu’à la fin de l’année, ainsi que de l’exonération des cotisations sociales sur quatre mois, à l’occasion d’un décret qui sera signé «prochainement».

Dans le détail, cela correspond à 1500 euros venus du fonds de solidarité pour les activités dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas 50% de l’activité normale, et à 10.000 euros d’aide pour payer le loyer quand ce n’est «plus possible», a détaillé le locataire de Bercy.

Nous sommes le pays en Europe qui a le plus préservé le pouvoir d’achat des Français

Bruno Le Maire

Plus généralement, Bruno Le Maire a de nouveau défendu l’action du gouvernement tout au long de cette crise. «Nous avons décidé d’intervenir immédiatement et massivement. Ce choix donne des résultats», a-t-il lancé, évoquant des «premiers signes de reprise économique, progressifs mais réels». Il a ainsi alerté sur le fait que «la seule chose qui pourrait briser cette reprise serait la reprise de l’épidémie », et donc appelé au respect des consignes gouvernementales et autres gestes barrières.

» VOIR AUSSI – La France retrouvera son «niveau de développement économique» d’avant crise d’ici «2022», assure Le Maire

«Nous sommes le pays en Europe qui a le plus préservé le pouvoir d’achat», a-t-il martelé devant les commerçants de la cité mariale. Il explique cela par des mesures de soutien spécifiques, comme celles accordées aux jeunes (la prime de 200 euros notamment). Une épargne existe donc, certes, mais elle n’est pas forcément réinjectée dans l’économie, en raison de l’inquiétude des Français concernant l’avenir. «Je me suis donné deux ans pour que la France retrouve d’ici 2022 le niveau de développement économique qu’elle avait en 2019», a tenté de rassurer Bruno Le Maire.

Une ambition qui semble aujourd’hui relever de la quête de miracle, tant les indicateurs économiques attendus sont en berne pour les prochains mois : PIB en chute libre de 13,8% au deuxième trimestre, 11,8% de chômage attendu au premier semestre 2021… Bruno Le Maire a promis «d’adapter les dispositifs, de continuer à faire attention» et de «favoriser la transition écologique et d’innovation» pour garantir cette reprise qu’il appelle de ses vœux.

Le gouvernement passera à la vitesse supérieure le 25 août, avec la présentation du plan de relance en Conseil des ministres.



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