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Economie

Brut lance sa plateforme de streaming vidéo à 4,99 euros


Le nouveau service baptisé BrutX propose des films, séries, documentaires engagés pour les jeunes.

Depuis mercredi 7 avril, le média social Brut, présent dans le monde entier sur les réseaux sociaux, lance en France sa plateforme de SVOD. Baptisée BrutX, elle permet moyennant un abonnement mensuel de 4,99 d’euros d’accéder à des films, séries et documentaires. Mais contrairement aux géants Netfilx, Disney+ ou Amazon Prime, BrutX vise une cible très particulière, les jeunes de 18 à 34 ans, et adopte une ligne éditoriale très claire. «Nous proposons des contenus en adéquations avec les valeurs de notre communauté: l’environnement, le droit des femmes, les genres ou encore la responsabilité des pouvoirs» explique Guillaume Lacroix, président et cofondateur de Brut.

Ce nouveau service sans engagement est disponible sur internet, via les box des opérateurs Orange et Free, sur AppleTV, Chromecast TV et pourrait l’être prochainement sur Canal+ et les autres opérateurs SFR et Bouygues Telecom. De plus, BrutX a passé un partenariat avec Fnac-Darty, premier vendeur de produits électroniques et de biens culturels en France. Pour chaque achat supérieur à 15 euros dans les magasins, Fnac-Darty offrira un mois gratuit à BrutX.

Sur la plateforme, les abonnés trouveront des films de catalogues comme Erin Brockovich, Tout sur ma mère, Ma vie avec Liberace, des reportages et documentaires réalisés par les journalistes de Brut et quelques séries en exclusivité comme Venevo, la nouvelle série espagnole des producteurs de la Casa de Papel ou encore Adult Material. La plateforme ajoutera chaque semaine un nouveau documentaire et, chaque mois, une nouvelle série.

Cap à l’international

«Actuellement, les acquisitions de programmes représentent les deux tiers du catalogue, et nos productions propres, environ un tiers. Mais nous nous donnons 18 à 24 mois pour faire monter en puissance les productions dont nous détiendrons les droits», explique Guillaume Lacroix.

À cette date, «BrutX disposera alors de suffisamment de contenus propriétaires pour se lancer à la conquête de l’international, d’abord l’Europe, puis le reste du monde», ajoute le cofondateur. Une fois l’expérience validée en France, BrutX suivra donc les traces du média social Brut à l’étranger.

Car en cinq ans, Brut a construit une communauté forte de plus de 1 milliard de jeunes à travers 60 pays. Il est leader en France et en Inde et numéro 5 aux États-Unis. L’an dernier, ses vidéos virales ont été vues 20 milliards de fois. Le modèle de Brut est de créer des contenus portant sur les sujets de préoccupation de la jeunesse mondiale. Résultat «70 % de nos vidéos sont vues dans le monde entier, il suffit de les traduire ou de les sous-titrer en différentes langues», souligne Renaud Le Van Kim, cofondateur de Brut. Malgré ce succès d’audience, la monétisation de Brut sur Facebook, Instagram ou encore YouTube reste faible, soit environ une dizaine de millions d’euros l’an dernier.

Avec BrutX, le groupe veut diversifier ses sources de revenus en misant sur l’abonnement. Cousin de Brut, il bénéficiera de sa notoriété au sein de la même communauté des 18-34 ans, en France puis à l’international.

À terme, il vise quelques millions d’abonnés. Et si BrutX parvient à produire et donc détenir les droits de la majeure partie de ses contenus, il pourra facilement les amortir sur une large base d’abonnés à travers le monde.

Pour se lancer et se développer, BrutX puisera dans les 40 millions d’euros levés par le groupe Brut en 2019 auprès de Xavier Niel et du fonds Red River West. Si l’essai est concluant en France, le groupe pourrait trouver facilement de nouveaux financements pour passer à l’échelle supérieure.



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