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Economie

Carrefour a été sollicité par le canadien Couche-Tard pour un «rapprochement»


«Les discussions sont très préliminaires», a déclaré Carrefour, tout en précisant que la démarche de Couche-Tard était «amicale».

Le géant français de la distribution Carrefour a été sollicité par le groupe d’alimentation canadien Couche-Tard pour un «rapprochement», ont indiqué mardi les deux sociétés dans des communiqués distincts. «Les discussions sont très préliminaires», a déclaré Carrefour, tout en précisant que la démarche de Couche-Tard était «amicale». À la Bourse de Paris, les investisseurs se réjouissent déjà: dès le début des échanges ce mercredi, l’action Carrefour s’est envolée de plus de 10%. Près d’une heure plus tard, elle grimpait encore de 7,79% à 16,67 euros.

«Les termes de la transaction sont encore en discussion», a de son côté fait savoir Couche-Tard, confirmant qu’il aimerait conclure une «transaction amicale». Ce langage suggère que Couche-Tard ne lancerait pas, pour le moment, d’offre publique d’achat (OPA) sur Carrefour si jamais il rencontrait une opposition de la part du groupe français. «Il ne peut y avoir de certitude à ce stade que ces discussions préliminaires aboutissent à un accord», a prévenu Couche-Tard, présent en Amérique du nord, en Europe, en Amérique latine au travers de magasins de proximité.

Tentative de fusion

Ces annonces sont intervenues après des informations de Bloomberg. D’après l’agence de presse, citant des sources anonymes, le rapprochement que veut Couche-Tard se ferait sous la forme d’une fusion avec Carrefour, qui revendique un réseau de 12.300 magasins dans plus d’une trentaine de pays à travers le globe et emploie plus de 320.000 personnes. Une telle transaction serait un coup de tonnerre dans le monde de la distribution où Couche-Tard joue encore un rôle mineur, alors que Carrefour en est un des acteurs majeurs au côté du géant américain des hypermarchés Walmart.

Créé au Québec en 1980 avec un seul magasin, Couche-Tard est néanmoins devenu en quarante ans un géant mondial des magasins de proximité -nommés «dépanneurs» dans la province francophone-, des supérettes aux heures d’ouverture très élargies proposant une sélection restreinte de produits d’alimentation, des journaux et des cigarettes.

Un réseau de plus de 14.000 magasins

Le groupe s’est établi aux États-Unis au début des années 2000 en rachetant de plus petits concurrents, puis en Europe du Nord en 2012 avec l’acquisition du groupe norvégien Statoil, pour 2,8 milliards de dollars américains. Couche-Tard possède un réseau de plus de 14.000 ces magasins exploités sous diverses enseignes, dont Circle K, principalement en Amérique du Nord, mais aussi en Europe du Nord, en Amérique latine et en Asie. La plupart de ces magasins sont associés à des stations-service vendant du carburant.

Couche-Tard, qui compte plus de 130.000 employés dans le monde, a fait une entrée remarquée en novembre sur le marché asiatique en rachetant pour près de 360 millions de dollars le groupe hongkongais Convenience Retail Asia. Le prix d’un éventuel rapprochement avec Carrefour devrait, lui, se chiffrer en milliards de dollars.

Le groupe français a réalisé un chiffre d’affaires de 80,7 milliards d’euros en 2019 et affichait une capitalisation boursière de 12,64 milliards d’euros à la Bourse de Paris mardi soir. De son côté, Couche-Tard a dégagé un bénéfice de près de 2,4 milliards de dollars américains lors de son exercice décalé de 2019, sur un chiffre d’affaires de 54 milliards de dollars. Le groupe affichait une capitalisation de 35 milliards de dollars canadiens (22,5 milliards d’euros) à la Bourse de Toronto mardi soir.



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