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Economie

Ce coffre de volet roulant purifie l’air du logement


Une PME vendéenne a mis en place un produit intégrant un volet roulant qui filtre l’air entrant avant de le renvoyer vers le système de ventilation.

On n’imagine pas forcément un coffre en bois destiné à recevoir un volet roulant comme un produit technologique. Et pourtant, Joseph Audureau qui a créé en 2002 la société Coferming qui fabrique des coffres en bois et assemble des fermetures, était persuadé que l’on pouvait rendre ce produit «intelligent». Après quelques années de recherche et développement, sa PME de 50 salariés implantée au sud de Nantes commercialisera dès cet automne, un produit baptisé Adionis, mêlant coffre en bois, volant roulant intégré et surtout un système de filtration de l’air.

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«Notre approche est centrée sur le bien-être, explique Joseph Audureau. L’idée était d’apporter une meilleure qualité d’air intérieur tout en garantissant la meilleure isolation phonique possible et en évitant le problème courant d’un ressenti d’air froid qui vous tombe dessus.» L’entrepreneur reconnaît également que ce produit répond notamment aux attentes de promoteurs qui construisent dans des zones où l’air est de moindre qualité ou des secteurs à fort trafic automobile. Pour l’instant, le produit n’est proposé que dans le neuf, via des promoteurs mais il sera développé pour la rénovation et pour les particuliers dans un second temps. Il est vrai que la question de la qualité de l’air commence à se poser très largement quel que soit le site où est implanté le logement.

Schéma de fonctionnement du système de purification de l’air. Crédits photo Coferming

Pas de moteur, peu d’entretien

Concrètement, même si le produit est innovant, ce coffre purificateur d’air adopte une approche assez «low tech». Au sein d’un caisson en bois durable (label PEFC), Coferming peut intégrer différents types de volets roulants et surtout un dispositif de purification de l’air. Le système agit par une ionisation des atomes d’oxygène qui se lient aux particules en suspension dans l’air avant de se coller sur des plaques collectrices. La méthode se veut efficace sur toutes les particules fines (jusqu’à PM10). Avantage de ces façons de procéder: le système n’est pas motorisé donc pas bruyant, ne consomme quasiment pas d’électricité et est très facile à entretenir puisqu’il suffit de nettoyer le collecteur une fois par an, une dizaine de minutes.

Cet air purifié est ensuite diffusé par la VMC sur laquelle se raccorde le système et dont la présence est indispensable pour installer ce système. Évidemment, ce type d’innovation présente un surcoût par rapport à un coffre à volet «classique» que Joseph Audureau évalue à 50%. Au final, il faut compter autour de 1400 à 1800 euros par bloc complet posé avec son volet. Mais son concepteur estime que cette technologie facile à vivre, demandant peu d’entretien et prévenant son usager avec une petite Led qu’il est temps de nettoyer le collecteur, trouvera son public grâce à un retour sur investissement rapide. Si le produit trouve son public, il ambitionne de doubler la taille de sa société dans les 4 à 5 ans.





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