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Economie

ce que proposent les professionnels pour la réouverture


L’Umih et GNI ont présenté leur projet de protocole sanitaire pour la réouverture des discothèques. Le secteur espère reprendre autour du 30 juin.

Les discothèques espèrent pouvoir rouvrir leurs portes entre le 30 juin et les premiers jours de juillet, et les préparatifs se poursuivent pour être fin prêts. Ce jeudi, deux syndicats représentatifs du secteur – l’Umih et le GNI – ont présenté le projet de protocole sanitaire en discussion avec le gouvernement, et dont les grandes lignes ont été validées, nous précise-t-on. Il ne s’agit toutefois que d’un projet, qui peut donc évoluer, notamment sur les jauges et certains autres aspects.

La réouverture se ferait en deux temps et pourrait évoluer en fonction de la situation sanitaire, a détaillé le président national de l’Umih Nuit, Thierry Fontaine. D’abord, de la reprise – espérée le 30 juin – au 30 juillet, il faudrait présenter soit un passe sanitaire incluant une preuve de la vaccination, soit un test virologique (soit PCR, soit antigénique ou autotest) de moins de 48h pour espérer entrer dans l’établissement. À défaut, il faudrait réaliser un autotest salivaire devant le bâtiment, sous le contrôle du personnel. Si celui-ci est négatif, l’accès serait autorisé.

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Les discothèques espèrent récupérer les stocks d’autotest de l’Éducation nationale, considérant que ceux-ci sont aujourd’hui inutilisés. À défaut, il faudra déterminer qui de l’établissement, de l’État ou du client devra le payer. Il serait «fortement recommandé», mais pas obligatoire, de réaliser un test PCR «5 à 7 jours après l’événement».

Une jauge de 65% serait mise en place à l’intérieur, et de 85% pour les discothèques en extérieur. À l’intérieur, la fréquentation serait plafonnée à 1000 personnes, contre 3000 en extérieur. Très peu d’établissements rentrent dans cette catégorie sur le territoire.

Puis, du 31 juillet à fin août, les règles en amont – passe sanitaire, autotest etc. – resteraient en place, mais la jauge devrait passer à 85% pour l’intérieur et 100% pour l’extérieur. Les plafonds devraient augmenter à 1500 et 3000 personnes respectivement.

Le DJ devra rappeler les règles sanitaires

En échange de ces concessions, les professionnels espèrent convaincre le gouvernement de ne pas imposer le port du masque sur la piste de danse. Un point encore en discussion. Le masque, par ailleurs, devrait être porté lors des déplacements dans l’établissement, ainsi que pour les commandes ou pour payer. «La consommation au comptoir est interdite, sauf lorsqu’elle est assise», précise le projet de protocole, et les tables ne pourraient accueillir que six personnes tout au plus. Le fumoir devrait être limité «à 25% de sa capacité d’accueil en phase 1», puis à 50% en août. Il serait interdit de consommer sur la piste de danse.

En juillet comme en août, un QR code serait mis en place à l’entrée des établissements, de même qu’un carnet de rappel papier pour ceux ne souhaitent pas ou ne peuvent pas utiliser leur smartphone. Un référent Covid devrait être désigné, et la ventilation devrait être mise à profit, en renouvelant l’air autant que possible dans l’établissement. Les règles sanitaires devraient aussi être rappelées constamment, y compris par le DJ, qui doit les mentionner «au micro» lors de la soirée.

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200 discothèques ont fermé depuis mars 2020

Certains points spécifiques restent en discussion : les professionnels espèrent faire passer les jauges de 65% à 85% à l’intérieur. «Il faut que le gouvernement nous entende», a plaidé Thierry Fontaine, précisant que la profession négociait des «ajustements» ponctuels sur le protocole. Un échec des échanges sur ce point ne «freinera pas l’ouverture au 30 juin», a-t-il ajouté : ce chiffre de 65% reste au-dessus du seuil de rentabilité pour l’établissement.

En outre, les professionnels comptent sur un maintien des aides, dans les mêmes conditions que les autres activités du secteur de l’hôtellerie-restauration et un maintien à 100% pour les établissements restant fermés. «Nous avons 200 discothèques qui ont déposé le bilan depuis le début de la crise», sur les 1600 qui émaillent l’Hexagone, s’est inquiété le GNI, plaidant pour un «plan d’aide au redémarrage des discothèques».

L’ensemble des 1400 établissements actifs ne pourra reprendre dès juillet, ont détaillé les représentants : certains ne pourront remplir les critères du protocole, en particulier en termes de ventilation. Mais le secteur espère avoir de la visibilité rapidement, pour préparer la reprise. On comprend que la réunion du 21 juin autour du président de la République sera décisive pour prendre une décision politique officielle, même si des «tendances de réouverture» devraient se dégager plus tôt. La «volonté» est là : «nous nous préparons à rouvrir le 30 juin», ont assuré les représentants.

« Cet été, quoi qu’il arrive, les gens feront la fête »

Roland Héguy, président confédéral de l’Umih

«L’été dernier, c’était n’importe quoi», a rappelé le patron du GNI, Didier Chenet, pour qui les discothèques sont les seules aptes à gérer la fête dans de bonnes conditions. Les fêtes privées, organisées lors de leur fermeture, ont «explosé l’été dernier», a insisté Thierry Fontaine, espérant que cette situation regrettée par des élus locaux ne se reproduira pas cette année. «Les professionnels savent éviter les débordements. Cet été, quoi qu’il arrive, les gens feront la fête», a prévenu le président confédéral de l’Umih, Roland Héguy.

Pour les professionnels, le projet de protocole doit permettre au secteur pesant un milliard d’euros de chiffre d’affaires annuel de reprendre dès fin juin. 30.000 emplois directs sont en jeu, ont-ils déclaré. Si la situation sanitaire poursuit son amélioration, le protocole pourra être allégé en conséquence au fil de l’été. Chacun espère le voir franchement réduit à la rentrée.

Pour l’heure, l’Umih et le GNI continuent de se battre, notamment sur la jauge et la question de la fourniture des autotests. La date précise de reprise n’est pas non plus fixée, entre fin juin et le premier week-end de juillet. Il faudra attendre la réunion voulue par Emmanuel Macron pour en savoir davantage, mais le secteur compte bien accueillir des fêtards cet été. «Les divers blocages pour rouvrir n’ont plus lieu d’être», a estimé Roland Héguy.



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