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Finance

Ces entreprises qui disent adieu à la cotation



Publié le 11 sept. 2020 à 18:18

Et un départ de plus. Avec Altice Europe , c’est la deuxième fois ce mois-ci qu’une entreprise européenne de la Tech évoque son retrait de la Bourse. La jeune entreprise allemande Rocket Internet SE, qui a fait ses premiers pas en bourse en 2014, a déclaré, le 1er septembre, qu’elle retirerait ses actions des bourses de Francfort et du Luxembourg.

Avant elle, cette année, April, le groupe lyonnais d’assurance , Harvest, l’éditeur de logiciels de patrimoine, Altran (racheté par Cap Gemini) , Weborama, ou encore Business & Decision ont quitté la cote. Akka est sorti de la Bourse d’Oslo ; Valneva, de celle de Vienne. 

Le nombre de sociétés cotées a fondu de 20 %

C’est une tendance de fond. Les entreprises désertent la Bourse. Preuve en est : depuis la crise financière de 2008, le nombre de sociétés cotées a fondu de plus de 20 %, selon des chiffres de la Banque Mondiale. Il y a dix ans, Euronext (Paris, Bruxelles, Amsterdam, Lisbonne et Porto) comptait 1.195 sociétés cotées. Elles sont tombées à moins de 1.000 aujourd’hui. De grands noms comme Areva, Euro Disney, Radiall, Fimalac, SFR, Zodiac ou Euler Hermes ont quitté la cote ces dernières années.

La faute aux fusions, certes. Mais aussi aux retraits volontaires. Cela ne poserait aucun problème si les départs étaient compensés par de nouvelles entrées. Or, c’est loin d’être le cas. Les introductions en Bourse sont en baisse par rapport à il y a 10 ans. En 2007, 800 sociétés faisaient leurs premiers pas sur les marchés européens, contre 300 en 2018.

Pour justifier leur décision, les entreprises qui ne font pas l’objet d’un rachat par une autre société expliquent qu’aujourd’hui, il n’est plus nécessaire de lever de l’argent frais en Bourse. Les financements bancaires sont abondants et attractifs ; les taux d’intérêt sont faibles. 

Le private equity plus attractif que la cotation

Le private equity (capital investissement) est aussi devenu plus séduisant que la cotation. Les investisseurs spécialisés sont mieux à même d’évaluer la valeur d’une entreprise et, le cas échéant, de conseiller les dirigeants pour leur développement. Sur le marché coté, le manque de visibilité peut se traduire par une décote importante.

Autre raison, « trop de contraintes, trop coûteux », avancent souvent les patrons des PME. Etre coté suppose de répondre à de lourdes contraintes réglementaires. Il faut être transparent, et accepter d’être soumis aux variations des marchés. Le coût élevé est aussi dissuasif parfois. C’est la raison pour laquelle des sociétés étrangères dont les titres s’échangeaient sur plusieurs places de cotation ont préféré se recentrer sur leurs marchés nationaux. Ce fut le cas de General Motors, de Mitsubishi, de Boeing, de Bayer, ou encore d’IBM.



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