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Economie

ces parents en télétravail qui se sont organisés autrement


Grands-parents, nourrices, entraide… Les parents ont pu mieux se préparer à ce troisième confinement.

Télétravailler tout en gardant ses enfants… Cette situation a comme un air de déjà-vu. Et pourtant la plupart des parents ont tout mis en œuvre pour que ce confinement ne ressemble pas au premier. « C’était inconcevable. Je n’avais ni l’envie ni l’énergie de me retrouver dans la même situation qu’en mars 2020 », raconte Marie, mère de deux enfants de 9 et 13 ans et cadre. Au premier confinement, son conjoint et elle sont restés dans leur appartement parisien et se relayaient pour s’occuper de leurs enfants tout en télétravaillant. Une situation difficile à gérer qu’ils n’ont pas voulu reproduire. Pour ce troisième confinement, Marie a rejoint ses parents en Bretagne. « Mes parents s’occupent des enfants. Grâce à ça, je vis beaucoup mieux ce confinement et les enfants aussi. Je suis beaucoup plus zen parce que je sais que mes enfants sont plus heureux qu’au premier confinement », met en avant Marie.

Certains parents sont restés dans leur propre logement mais ont mis en place une nouvelle organisation de vie. « Au premier confinement, nous étions sous le choc, se souvient Cléo, metteuse en scène et maman de deux filles âgées de 3 ans et 17 mois. Pour celui-là, on s’est mieux préparés, ça fait plusieurs semaines qu’on réfléchit à une nouvelle organisation. Avec mon conjoint, nous nous partageons le temps de garde des enfants. Lorsque l’un garde les enfants, l’autre se rend dans l’appartement vide d’un couple d’amis pour pouvoir travailler dans le calme. Ils nous ont laissé leurs clefs avant de partir » Au premier confinement, le couple avait loué une grande maison à la campagne mais cette solution n’était financièrement pas tenable à nouveau.

Une réorganisation du lieu de vie peut également s’avérer salvatrice pour toute la famille. « Nous avons réfléchi pour être moins dérangés par le bruit de notre fils quand il joue. Nous avons réorganisé l’appartement avec une partie pour les adultes où on travaille et une partie pour lui derrière une double porte. Ça fonctionne beaucoup mieux ainsi », raconte Eve, créatrice d’une marque de mode et maman d’un garçon de 3 ans.

« Ils étaient beaucoup devant les écrans »

Lorsque l’organisation à deux ne suffit pas, le recours à des nourrices est parfois inévitable. Une solution qui a un certain coût. « C’est un gouffre financier. Nous avons organisé notre budget pour pouvoir embaucher une nounou 7 jours sur trois semaines », déplore quant à elle Priscillia, mère d’un garçon de 16 mois et community manager. En CDD, elle n’envisage pas d’avoir recours au chômage partiel, de peur de ne pas être gardée en CDI par la suite.

Les salariés du privé peuvent en effet bénéficier de l’activité partielle mais sont indemnisés à hauteur de 84% de leur salaire net. Une différence de salaire qui n’est pas négligeable. « Nous n’avons pas opté pour cette option parce que ça créait une perte de salaire trop importante. Les enfants alternent entre leur mamie et une nourrice. C’était plus rentable financièrement », explique quant à elle Laëtitia, responsable d’un call center et mère de deux enfants de 6 et 2 ans.

Mais lorsque les grands-parents ou les nourrices ne sont pas des solutions possibles et qu’il faut garder son enfant tout en télétravaillant, la tâche s’avère très compliquée. Avec le recul sur le premier confinement, les parents tentent au mieux d’occuper leurs enfants. « Au premier confinement, je reconnais qu’ils étaient beaucoup devant les écrans. Aujourd’hui, on fait plus attention. Ils ont des devoirs de vacances à faire par exemple et les activités périscolaires en plein air sont maintenues. Ça leur permet d’avoir une activité sociale. Ça leur fait beaucoup de bien », explique Eve.

Face à une organisation parfois difficile à gérer, la solidarité entre parents s’amplifie. « Entre parents, on prend beaucoup plus de nouvelles des autres. On se rend des services tout en restant prudents et en respectant les gestes barrières », déclare Eve. Des initiatives d’entraide voient le jour telles que le groupe Facebook Covid Sitting qui a pour objectif de mettre en relation les parents ou familles monoparentales en difficulté avec les inactifs « forcés » souhaitant mettre à profit leur temps libre pour garder des enfants.

Avec un recours massif au télétravail depuis mars 2020, les mentalités ont également changé par rapport au premier confinement. « En mars 2020, mes clients se fâchaient lorsqu’ils entendaient mes enfants en réunion. Aujourd’hui, ils comprennent. C’est beaucoup mieux perçu », se remémore Laëtitia. Qui n’a pas entendu un enfant en fond sonore lors d’une réunion en visioconférence ? Une situation qui nous aurait choqués il y a plus d’un an et qui est aujourd’hui rentrée dans les mœurs…



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