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Economie

ces voitures d’occasion qui se vendent au prix du neuf… voire plus cher


La pénurie de composants électroniques fait grimper les prix des modèles d’occasion au faible kilométrage.

Acheter sa voiture d’occasion, une bonne affaire? Peut-être pas. Si le marché de l’occasion se porte à merveille ces derniers temps, certains modèles de véhicules, victimes de leur succès, voient leur prix de revente sur les plateformes de seconde main frôler ceux du neuf. Et parfois même les dépasser.

C’est le cas de la Dacia Sandero, le modèle le plus accessible de la marque low-cost et le véhicule le plus vendu aux particuliers au premier semestre 2021. La voiture de la marque roumaine -propriété de Renault-, en plus de sa faible consommation, a toujours séduit par son prix défiant toute concurrence : 8890 euros pour la version «Access». Ainsi la marque a écoulé 33951 unités de Sandero au premier semestre 2021. Mais ce volume, pourtant considérable, s’est avéré insuffisant au vu de la demande : beaucoup d’acheteurs potentiels se sont alors tournés vers le marché de l’occasion. Une option qui séduit d’autant plus qu’avec la pénurie de semi-conducteurs qui sévit depuis le début de l’année, les délais de livraisons se comptent en mois. «Il faut patienter jusqu’à 2022» pour certaines options, confirme un concessionnaire Dacia interrogé sur la disponibilité de la Dacia Sandero.

500 ou 1000 euros plus cher que le neuf

Prix offert pour une Dacia Sandero 2020, affichant 10.000 kilomètres au compteur. Un véhicule neuf coûte 8890 euros. Autoscout24

Du fait de cette ruée vers l’occasion, les prix grimpent… au point de dépasser ceux du neuf. Ainsi, la Dacia Sandero Stepway, version type «Crossover» très courue, peut être revendue sur les sites d’occasion 500 ou 1000 euros plus cher qu’en neuf. Le même phénomène s’observe sur la Toyota Yaris, dont la quatrième version se vend en occasion à des prix proches d’un véhicule tout juste sorti d’usine. Toyota avec ce modèle à «faible consommation et fabrication française» dispose, comme pour la Sandero, «d’un très bon niveau de revente et donc de décote», selon le groupe Argus.

Si ces envolées des prix de l’occasion concernent surtout les véhicules d’entrée de gamme, quelques voitures premium sont elles aussi concernées comme le nouveau Land Rover Defender. Ce véhicule tout-terrain, «fortement ‘malussé’ en diesel (30 000€) se revend au prix du neuf s’il a un faible kilométrage pour éviter de payer le malus» détaille le groupe Argus au Figaro.

Globalement, sur l’ensemble de ces véhicules d’occasion au faible kilométrage, les prix d’achat d’occasion ont en effet augmenté de 12,9% entre juin 2019 et juin 2020 d’après les données d’Autoscout24.

Marché de l’occasion en pleine mutation

Cette évolution n’est cependant pas isolée et s’inscrit dans un marché de l’occasion en plein boom : «sur la période de juillet 2020 à juin 2021, le nombre d’immatriculations en voitures d’occasion s’établit à 6,3 millions d’euros, soit +20% par rapport à la même période un an auparavant» affirme Olivier Flavier, directeur général de l’Argus. Pour le spécialiste des voitures d’occasion, cette explosion s’explique par deux phénomènes qui touchent les professionnels et se répercutent indirectement sur les particuliers : «le manque de retours de voitures de locations» et la pénurie de véhicules neufs, «du fait des ruptures de stocks de composants électroniques». «La situation devrait toutefois se normaliser d’ici la fin de l’année 2021 d’après les constructeurs», rassure-t-on à l’Argus.



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