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Finance

Commerzbank envisagerait de supprimer 11.000 postes



Le secteur bancaire allemand accuse le coût de la crise sanitaire. Selon la presse d’Outre-Rhin, la deuxième banque du pays pourrait supprimer au total 11.000 postes d’ici à 2023. La direction du groupe envisage en effet de proposer mercredi au conseil de surveillance une stratégie prévoyant 7.000 nouvelles suppressions de postes en plus des 4.000 annoncées à l’automne dernier, écrit le journal financier « Börsen-Zeitung ».

En outre, Commerzbank pourrait supprimer jusqu’à 400 agences sur le millier qu’elle gère en Allemagne. Autrement dit deux fois plus que ce qu’envisageait précédemment la direction, affirme le quotidien.

La communication de la banque a fait savoir que le conseil de surveillance n’avait pas encore arrêté sa décision sur une quelconque révision stratégique. En revanche, selon un représentant syndical cité par Reuters, cette nouvelle stratégie pourrait bien être présentée au mois d’août.

Cerberus, l’américain exigeant

Ce virage pourrait être en partie le fruit de la pression exercée par le fonds américain Cerberus, qui a pris une participation de 5 % dans le groupe bancaire allemand en 2017. Début juin, l’activiste américain – fervent partisan de la fusion ratée avec Deutsche Bank, dont il est également actionnaire – s’est montré particulièrement offensif à l’encontre de Commerzank.

Dans une lettre, le fonds a réclamé deux sièges au conseil de surveillance, soulignant les performances « désastreuses » du groupe : depuis son entrée au capital, Commerzbank a perdu 60 % de sa valeur boursière. La banque, qui a « pris note » de la lettre ainsi que des « critiques », a cependant refusé la demande de Cerberus. Pour autant, l’activisme du fonds aura probablement poussé la direction de la banque à passer à la vitesse supérieure.

Pression des actionnaires

Début mai, lors de la présentation de ses résultats trimestriels, la banque s’était déjà retrouvée sous le feu des critiques de ses actionnaires. Ces derniers ont souligné l’absence de résultat du troisième plan de restructuration lancé en septembre dernier, prévoyant notamment 4.000 suppressions de postes.

La banque a été durement frappée par la crise du covid-19, ce qui pourrait accélérer le processus de transformation . Elle a annoncé une perte de 295 millions d’euros au premier trimestre, notamment du fait de la multiplication par quatre de ses provisions pour risque, à 326 millions d’euros. La banque a été contrainte de renoncer à verser des dividendes, au grand dam des contribuables allemands: l’Etat est toujours actionnaire à 15,6 % de Commerzbank depuis son sauvetage en 2009.



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