Image default
Economie

déjà plus de 200.000 canards abattus, 400.000 en passe de l’être


La Confédération générale de l’aviculture demande à l’État d’ «agir au plus près et au plus vite» autour des foyers de contamination.

Le ministère a annoncé que plus de 200.000 canards avaient déjà été abattus et 400.000 étaient en passe de l’être.

Quelque 100.000 canards ont été abattus à l’intérieur des foyers de contamination identifiés, principalement dans le Sud-Ouest, tandis que 104.000 ont fait l’objet d’abattages préventifs autour de ces foyers, a indiqué à l’AFP le chef des services vétérinaires et directeur général adjoint de l’alimentation Loïc Evain. «Il en reste à peu près 400.000 à abattre» préventivement, un «nombre susceptible d’évoluer.»

De son côté, la Confédération générale de l’aviculture (CFA) a soutenu mardi que l’État doit «agir au plus près et au plus vite» autour des foyers de contamination à la grippe aviaire pour endiguer la maladie qui fait rage dans le sud-ouest de la France et éviter des abattages plus massifs.

«ll est urgent que l’État renforce ses moyens d’action sur le terrain, en collaboration avec la filière, pour agir au plus près et au plus vite», soutient le président de l’organisation d’éleveurs de volailles affiliée à la FNSEA, cité dans un communiqué. «Nous devons à tout prix éviter le scénario traumatisant de l’hiver 2016/17 où un dépeuplement [abattage] massif avait dû être mis en œuvre dans le Sud-Ouest», ajoute-t-il.

Le dernier bilan diffusé dimanche par le ministère de l’Agriculture faisait état de 61 foyers d’influenza aviaire hautement pathogène (communément appelée grippe aviaire) en France au 1er janvier, dont 48 dans les Landes qui compte un grand nombre d’exploitations d’oies et canards destinés à la production de foie gras.

Des abattages préventifs

Le ministère prévenait que la stratégie de prévention de la maladie «pourra(it) être revue à la lumière d’un nouvel avis de l'(agence de sécurité sanitaire) Anses attendu» dans la semaine.

Actuellement, les autorités mettent en œuvre des «abattages préventifs de tous les palmipèdes et des autres espèces de volailles non claustrées dans un périmètre de 3 km autour des foyers», souligne la CFA, qui appelle l’État à «indemniser les éleveurs le plus rapidement possible».

«Après plusieurs années d’investissements colossaux pour respecter des mesures drastiques de biosécurité, conduisant à une augmentation du coût de production, ce nouvel épisode est un coup de massue, en particulier pour la filière palmipèdes gras déjà fragilisée par les impacts de la Covid-19», déplore l’organisation.

L’influenza aviaire a réapparu début décembre dans des élevages français. «Les volailles d’élevage sont principalement contaminées par les oiseaux sauvages infectés ou, lors d’épizootie en élevage, par les autres élevages avicoles infectés», rapporte l’Anses sur son site internet

Les autorités rappellent systématiquement que la consommation de viande, foie gras et œufs ne présente pas de risque.



Source link

Autres articles

«Espérons que le Conseil constitutionnel censurera ce texte mal ficelé»

administrateur

« Le ralentissement de la hausse des prix devrait se confirmer en 2021 »

administrateur

Prix du gaz, Ma Prime Rénov’, congé indemnisé pour les «proches aidants»… Ce qui change en octobre

administrateur

L’explosion du e-commerce fait les affaires des fabricants de cartons

administrateur

Les patrons des Gafa face aux élus américains

administrateur

2021 reste à haut risque pour l’économie mondiale

administrateur