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Finance

Depuis mars, les ménages ont mis de côté 85 milliards d’euros



Publié le 6 sept. 2020 à 10:31

La crise du Covid-19 reste propice à l’épargne. Selon les chiffres publiés vendredi par la Banque de France, le matelas financier accumulé par les Français sur leurs dépôts bancaires entre mars et juillet atteint 85,6 milliards d’euros. Un véritable record selon l’institution.

Le mois de juillet marque cependant un nouveau ralentissement de cette tendance à l’épargne puisque 15,8 milliards d’euros ont été mis de côté par les Français, contre 17,1 milliards en juin et 19,6 milliards en mai. Mais cela reste encore très loin de la moyenne mensuelle enregistrée entre janvier 2017 et février 2020 qui s’établissait à 5,9 milliards d’euros.

Les Français sont donc toujours dans l’optique de se constituer une épargne de précaution, après l’épargne forcée que le confinement leur a imposée. Ce phénomène pourrait bien durer tant que la pandémie et les incertitudes économiques qu’elle induit – notamment sur l’emploi – ne sont pas derrière nous.

Le gouvernement en a d’ailleurs conscience puisque sur les 100 milliards d’euros débloqués pour le plan de relance, quelque 15 milliards seront directement mis à contribution pour contrer la montée du chômage.

Signaux de reprises

Pour autant, les signaux de reprises se multiplient. « Nous venons d’avoir les chiffres de la TVA pour le mois d’août, 15,5 milliards d’euros de recettes, c’est 0,7 milliard de plus qu’en août 2019, a souligné vendredi le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, sur BFMTV. Donc c’est un chiffre très tangible pour montrer que la consommation redémarre. »

Pour la BDF, la reprise s’observe notamment dans les crédits accordés par les banques aux ménages. En juillet, le volume total s’établit à 8,4 milliards d’euros, contre 10,1 milliards en juin et 7,9 milliards en mai. L’essentiel des crédits concerne l’immobilier (6,1 milliards d’euros) et les crédits à la consommation (2,4 milliards d’euros).

Les entreprises ont besoin de cash

Côté entreprise, le financement par les banques se stabilise à un niveau élevé : 15,1 milliards d’euros de crédits ont été accordés aux sociétés non financières en juillet, soit autant qu’au mois de juin. C’est moitié moins que les niveaux enregistrés entre mars et mai mais cela reste bien au-dessus de la moyenne enregistrée entre janvier 2017 et février 2020 (4,1 milliards d’euros).

La priorité pour les entreprises reste le cash : les crédits de trésorerie représentent la majeure partie des prêts accordés. Ces flux importants témoignent « aussi des bonnes conditions de financement du système financier français ». Le dispositif des prêts garantis par l’Etat (PGE) marche à plein régime note la BDF : l’encours accordé atteint 116,6 milliards fin juillet, sur les 300 milliards d’enveloppe prévue d’ici la fin de l’année.

Dans le même temps, l’endettement des entreprises a continué à progresser, bien que plus modérément : l’endettement brut des sociétés non financières a progressé de 17,6 milliards d’euros en juillet, après 23,5 milliards en juin. En cumul depuis mars, son augmentation cumulée atteint 175,3 milliards.



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