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Economie

des appartements au goût de maison en ville


EN IMAGES – Si certains ont été poussés par le confinement à vouloir s’installer dans une maison, d’autres optent pour un appartement en dernier étage. Un choix qui reste coûteux.

Après deux mois confinés dans un petit appartement sans autre horizon que la façade des voisins, nombre de Français ont eu envie de maison et de verdure. D’autres ne souhaitent pas quitter la ville ou s’éloigner et choisissent de prendre de la hauteur en optant pour un appartement en dernier étage. Une tendance qui ne devrait cependant pas être massive car si la grande maison à la campagne est moins chère qu’un appartement étriqué en ville, les derniers étages se monnaient au prix fort.

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Une récente étude du site d’évaluation Meilleurs Agents montre d’ailleurs que si le fait de disposer d’une terrasse ou d’un balcon fait grimper (en moyenne, à travers la France) le prix d’un appartement de 8,8%, ce chiffre s’envole à +14,1% quand on se trouve au dernier étage. «Certains de nos clients ont mal vécu le confinement dans leur logement avec de multiples nuisances, explique Julien Haussy, dirigeant fondateur du réseau Espaces atypiques. Ils sont en demande de charme, de caractère et de beaucoup de lumière. Et comme en ville, l’enfer, c’est souvent les autres, le dernier étage répond souvent à toutes ces attentes.»

Une envie d’espaces extérieurs

«Le dernier étage apporte une lumière, des perspectives, des vues et un espace dégagé que l’on ne trouve pas ailleurs, confirme Murielle Bruneau Hofstein, directrice commerciale de l’agence spécialisée parisienne Dernier étage. Depuis le confinement, la demande sur ce type de bien se concentre sur ceux offrant des espaces extérieurs.» C’est ainsi qu’elle note actuellement un intérêt renouvelé, pour un appartement situé au sommet d’une tour de 28 étages, dans le quartier Marx Dormoy (18e), à Paris. Jusqu’à présent, la clientèle tiquait sur la grande hauteur et sur la localisation alors que dorénavant, elle retient surtout les terrasses et la vue imprenable.

Pourtant ces derniers étages, outre leur prix parfois dissuasif, peuvent aussi avoir de vrais inconvénients. Il y a bien sûr l’absence d’ascenseur qui détourne la plupart du temps les familles de ce type de biens dans les vieux immeubles. Et puis il y a la chaleur l’été… «C’est vrai les Français n’ont pas l’habitude de la clim’, qui n’est pas écologique et que bon nombre de copropriétés refusent encore, admet Julien Haussy. Moi-même, je vis en dernier étage sous les toits et durant la canicule, la température pouvait y monter à 36°.»

Reste une dernière nuisance potentielle, des «bombes à retardement», comme les décrit Julien Haussy. Sur certains de ces biens atypiques, s’il s’agit d’un rassemblement de chambres de service, il faut s’assurer que tout a été fait dans les règles auprès de la copropriété, notamment sur le rachat en bonne et due forme de parties communes. Même chose pour le percement de fenêtres ou les terrasses tropéziennes, ces espaces gagnés sur les combles perdus.

Malgré ces points de vigilance, ces biens d’exceptions devraient continuer à attirer. «Ce sont des biens à forte valeur émotionnelle très recherchés, explique Murielle Bruneau Hofstein. La seule chose qui pourrait casser cette dynamique, ce serait une hausse des prix. S’ils continuent à grimper, nous risquerions d’atteindre le plafond de verre où les acheteurs ne peuvent plus suivre.» Mais nous n’en sommes pas là pour l’instant, loin de là. Alors que certains envisagent une correction des prix à la baisse sur l’ensemble du marché, les biens d’exception tentent de se maintenir à un niveau constant.





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