Image default
Economie

des dizaines d’enseignes lancent un site pour faire face aux géants du e-commerce


À l’approche des fêtes de Noël, les initiatives pour venir en aide aux commerçants contraints de fermer boutique se multiplient. Dernière en date, la campagne #SauvonsNoël et son site Sauvonsnoel.fr, lancés par Onestock, une entreprise spécialisée dans les solutions de commerce unifié, et ses deux partenaires FashionCube (propriétaire des chaînes Jules, Pimkie, Brice, etc.) et Kaporal. La plateforme permet aux consommateurs de s’y retrouver dans la jungle du commerce en ligne, l’objectif étant de les inciter à acheter auprès d’enseignes françaises et ainsi éviter «l’écueil» d’Amazon et consorts pour les fêtes de fin d’année.

Concrètement, Sauvonsnoel.fr référence un catalogue de marques qui proposent de la vente en ligne. Il n’est, en revanche, pas possible de faire ses achats directement sur la plateforme. «C’est la possibilité d’identifier simplement, sur un seul site, toutes les enseignes françaises engagées à leur garantir un service optimal pour leurs achats de Noël. L’assurance de bénéficier de modes de livraison rapides pour recevoir ses cadeaux en temps, en heure, et en toute sécurité», détaille-t-on chez OneStock. Les magasins sont classés suivant plusieurs services en ligne : le «click and collect» , la livraison à domicile, la e-réservation et l’achat «en visio» – une fonction qui permet de prendre rendez-vous avec un vendeur qui présente les produits.

À ce jour, près de 40 enseignes – parmi lesquelles Camaïeu, Darjeeling, Intersport, ba&sh ou encore Cultura – ont rejoint l’opération, se félicite OneStock. Leur participation à la campagne est gratuite. Pour Romulus Grigoras, cofondateur et CEO de Onestock, si la crise sanitaire a fait exploser la vente en ligne, ce mode de consommation a franchi une nouvelle étape. «Beaucoup de nos clients ont multiplié leur chiffre d’affaires en e-commerce par trois depuis quelques jours», assure-t-il au Figaro.

Sauvegarder l’emploi

Derrière une défiance non dissimulée envers les géants du e-commerce, l’objectif du «mouvement» est «d’assurer la sauvegarde de l’emploi français». «C’est l’un des points forts de cette opération. En achetant en ligne dans les enseignes participantes, vous faites travailler directement des salariés du magasin», souligne Romulus Grigoras.

Au-delà de la plateforme, la campagne #SauvonsNoël plaide pour une réouverture des magasins pour mettre fin à une «concurrence déloyale» «orchestrée par notre propre gouvernement». «Ce que nous voulons par-dessus tout bien sûr, c’est rouvrir les boutiques le 27 novembre au plus tard », explique Jean-Christophe Garbino, directeur général de FashionCube.

Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire a ouvert la voie ce lundi, affirmant que «la réouverture est plus une affaire de jours que de semaines». Elle pourrait ainsi intervenir d’ici la fin du mois de novembre, «au 1er décembre au plus tard». Une question cruciale pour les commerces qui espèrent pouvoir rouvrir leurs portes pour le Black Friday.



Source link

Autres articles

ce qu’il faut retenir du plan gouvernemental à 15 milliards d’euros

administrateur

les larges promesses économiques des nouveaux maires verts

administrateur

Les spécialistes de la margarine veulent profiter de l’appétit des Français pour le végétal

administrateur

L’État cible de nouvelles aides à la presse

administrateur

Les précautions à prendre avant d’acheter un logement à rénover

administrateur

Acheter une maison de campagne : ce qu’il faut savoir

administrateur