Image default
Economie

des gants made in France qui s’auto-désinfectent à la lumière


Une entreprise française a développé une paire de gants qui se désinfectent quand ils sont exposés aux rayons du soleil, une alternative au gel hydroalcoolique et aux gants en latex jetables contre le Covid-19.

Basée à Mulhouse, Spinali Design a déjà produit des vêtements connectés. Elle a notamment inventé un maillot de bain qui prévient ses utilisatrices si elles s’exposent trop longtemps au soleil, ainsi qu’un pansement intelligent qui détecte les infections.

Un savoir-faire qu’elle a réinvesti dans ses gants. Traités au dioxyde de titane, un composé chimique dont l’entreprise estime qu’il décuple les effets des rayons UV contre le coronavirus, ils sont également dotés d’un capteur qui mesure la quantité de lumière reçue. Le porteur peut consulter l’avancée de la désinfection sur son téléphone portable.

Il faut appairer les gants avec un téléphone portable pour connaître l’avancée de la désinfection. Spinali Design

«La lumière produit un grand nombre d’informations, explique Romain Spinali, le responsable innovation de Spinali Design. Notre travail consiste à les récupérer grâce à des capteurs et à leur donner du sens.» Le chiffre d’affaires de son entreprise provient principalement des solutions d’intelligence artificielle et des logiciels pour les entreprises qu’elle produit.

Mais elle a également conçu une robe connectée qui prévient sa propriétaire quand elle ne la porte pas assez et un jean vibrant qui permet de s’orienter en ville. Les gants connectés que Spinali Design lance ce mois-ci se placent dans cette lignée.

Cinq minutes de soleil

Romain Spinali estime qu’il leur faut environ cinq minutes en plein soleil pour se désinfecter. Mais cette durée peut augmenter considérablement en fonction des conditions météorologiques. Dans ce cas, il est préférable d’utiliser une lampe à UV vendue séparément, qui permet d’obtenir le même résultat en 30 secondes. Une autre, plus puissante et destinée aux professionnels, pourrait diviser ce temps par trois. Elle est encore en développement.

«Ces gants ne sont pas un dispositif médical, prévient Romain Spinali. Ils sont pensés pour accompagner des habitudes d’hygiène avec un produit beau et durable.» Plusieurs centaines de paires ont déjà été précommandées pour 59 euros. Les premiers devraient être livrés à la fin du mois de septembre.

Les composants électroniques intégrés aux gants sont alimentés par une pile, qui permet à l’ensemble de fonctionner pendant 300 jours, à raison de huit heures d’utilisation quotidienne selon Spinali Design. Une fois la batterie épuisée, il sera possible de les retourner à l’entreprise contre un bon d’achat correspondant à 10 ou 20% du prix des gants.

Le responsable innovation de Spinali Design espère les écouler plus largement que ses autres créations, dont la diffusion est restée confidentielle. «C’est le premier produit connecté qui sort d’une utilisation de niche, se félicite-t-il. On peut en produire 800 par semaine à Mulhouse, et on cherche à nouer un partenariat avec un industriel alsacien

Une production locale, qui permet de créer rapidement des séries personnalisées. «La Poste pourrait être intéressée», suggère Romain Spinali. Il ambitionne également de vendre ses gants en Italie et en Allemagne, mais également aux États-Unis.



Source link

Autres articles

En Corée du Sud, l’héritier de Samsung échappe à la prison

administrateur

Disney plombé par la dure réalité de la pandémie

administrateur

Le gouvernement songe à alléger les règles sanitaires en entreprise

administrateur

Stopper le recours aux autorisations spéciales d’absence dans la fonction publique à partir du 11 mai

administrateur

Le gouvernement débloque 200 millions d’euros pour financer les vacances d’un million d’enfants

administrateur

L’envie d’espace fait flamber les prix des maisons en Ile-de-France

administrateur