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Economie

des maires de villes confinées autorisent des commerces «non essentiels» à ouvrir en extérieur


À Compiègne, le maire a pris un arrêté en ce sens, que la préfecture conteste en justice. Réponse le 31 mars. Plusieurs autres élus ont fait de même.

Pour aider les commerces fermés en raison du Covid-19, plusieurs maires ont décidé de leur permettre de vendre leurs produits en extérieur. C’est le cas dans le Nord où tous les départements sont confinés pendant quatre semaines. Ainsi, à Compiègne, le maire LR Philippe Marini a pris un arrêté pour autoriser les commerçants à sortir leurs marchandises sur la voie publique. Arrêté que la préfecture de l’Oise a contesté en justice.

Une décision sera rendue le mercredi 31 mars, selon un communiqué publié par le sénateur honoraire de l’Oise qui affirme que «d’ici là, l’arrêté demeure». «Les commerçants compiégnois sont autorisés à reprendre leur activité en vendant leurs produits au déballage sur l’espace public devant leur commerce», déclare Philippe Marini, précisant que les droits de voirie sont gratuits durant ces quatre semaines.

Plus au Nord, à Dunkerque, le maire DVG Patrice Vergriete a également signé un arrêté. Ce n’est pas encore le cas de son homologue socialiste à Boulogne-sur-Mer, Frédéric Cuvillier, qui attend la réponse de la préfecture. En attendant, si un commerçant demande à occuper la voie publique, l’ancien ministre des Transports acceptera la demande, à charge pour les professionnels de respecter les règles sanitaires. «Nous faisons toute l’année des efforts pour dynamiser les centres-villes, il faut que les magasins aient les armes pour surmonter la crise», estime Frédéric Cuvillier, cité par France Bleu, rappelant que le gouvernement autorise «à l’extérieur ce qu’on peut faire à l’intérieur».

Les maires du Nord ne sont pas les seuls à avoir pris cette liberté. Dans le Sud aussi. Et notamment dans les Alpes-Maritimes qui font partie des 19 départements confinés. C’est notamment le cas à Cannes, Menton ou encore Antibes. Mais vendredi soir, le préfet des Alpes-Maritimes Bernard Gonzalez a demandé aux trois municipalités de mettre fin à ces pratiques car il estime que le décret du 14 décembre 2020 ne permet pas aux commerces non essentiels de vendre leurs marchandises, même à l’extérieur du magasin sans avoir de contacts avec les clients.

Les réactions des maires ont été différentes. Si l’édile de Menton a fait marche arrière, ceux de Cannes et d’Antibes estiment qu’ils sont dans leur bon droit. «Les déballages sont réglementaires et le Click and Collect est autorisé. Je ne vois pas comment on peut interdire», déclare David Lisnard, maire LR de Cannes. Reste à savoir si la police contrôlera les commerçants qui «déballent». Contacté par Le Figaro, le ministère de l’Intérieur n’a pas répondu pour le moment.

À voir aussi – Confinement: l’ouverture des commerces pourra évoluer en cas d’«aberration», annonce Alain Griset



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