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Economie

désaccord au gouvernement sur la reprise des chantiers


Bruno Le Maire pense que la moitié des chantiers auront repris d’ici fin mai. Julien Denormandie veut qu’ils aient tous redémarré dans 2 semaines.

Les chantiers du BTP semblent être au gouvernement ce que le sparadrap est au capitaine Haddock (pour les adeptes de Tintin): un dossier dont ils ont du mal à se dépêtrer. À tel point qu’ils causent des désaccords au sein même de l’exécutif.

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C’est ainsi que jeudi, en milieu de journée, le ministre chargé du logement a fixé un ambitieux objectif: tous les chantiers doivent avoir repris d’ici la fin du mois. «J’ai bien conscience que tous les chantiers ne sont pas de taille équivalente mais la reprise est nécessaire et possible», a déclaré Julien Denormandie sur BFM.

Quelques heures plus tard, sur la même chaîne, son homologue de Bercy, Bruno Le Maire qui, comme Julien Denormandie s’est rendu sur un chantier cette semaine, annonce un autre objectif. «J’ai bon espoir que, d’ici la fin du mois, 50% des chantiers aient repris», a déclaré le ministre de l’Économie et des finances (lire ci-dessous la vidéo à partir de 0’24’’).

Qui a raison? Le président de la Fédération française du bâtiment (FFB) qui est certainement le plus à même de trancher cette question. Contacté par Le Figaro, Jacques Chanut affirme que l’objectif fixé par Bruno Le Maire a déjà été atteint en début de semaine. Plus de la moitié des chantiers ont en effet redémarré mardi et ce chiffre devrait grimper à deux tiers d’ici à la fin de la semaine. En revanche, le dirigeant qui quittera ses fonctions le mois prochain qualifie d’«illusoire» celui fixé par Julien Denormandie.

La raison? «Deux types de chantiers sont encore difficiles à (re)lancer: ceux pour lesquels aucun accord sur les surcoûts (liés notamment aux mesures de sécurité sanitaire, NDLR) n’a été trouvé en amont ainsi que les marchés publics» analyse Jacques Chanut. Dans le premier cas, le président de la FFB pointe du doigt l’attitude de certains promoteurs qui refusent de prendre à leur charge une partie (50% par exemple) des surcoûts de peur de voir leurs marges rognées. Dans le cas des marchés publics, la modification des contrats existants nécessite de revoir la réglementation des appels d’offres. La FFB appelle l’État à intervenir.

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Reste le cas des travaux des particuliers. Pour eux, le frein est surtout d’ordre sanitaire. «Environ 50% d’entre eux n’ont pas repris car les clients hésitent de peur d’être contaminé par les artisans», affirme Jacques Chanut qui rappelle que «ce sont les clients qui décident si un chantier doit reprendre». Une tendance confirmée par un récent sondage de la Capeb, fédération de l’artisanat du bâtiment. Pour tenter de rassurer les particuliers, le gouvernement a publié, cette semaine, une note leur promettant qu’ils ne courent aucun risque.





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