Image default
Finance

Dividendes : la Banque centrale européenne prête à assouplir sa position



Publié le 11 sept. 2020 à 15:42Mis à jour le 11 sept. 2020 à 17:18

C’est une déclaration prudente mais que de nombreuses banques cotées voudront interpréter favorablement. La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé ce vendredi qu’elle allait réexaminer en décembre la recommandation faite aux établissements financiers de la zone euro de ne pas verser de dividendes à leurs actionnaires et qu’elle pourrait à cette occasion adopter une position plus souple et individualisée.

Fin mars, le superviseur financier avait demandé aux banques de la zone euro de suspendre tout versement de dividendes pour les exercices 2019 et 2020 ainsi que les programmes de rachat d’actions « au moins jusqu’au 1er octobre », afin de privilégier la solvabilité des banques et de s’assurer de leur capacité à soutenir l’économie pendant la crise sanitaire.

Fin juillet, à la veille des publications de résultats semestriels, cette recommandation avait été prolongée pour trois mois, jusqu’à la fin de l’exercice 2021, compte tenu « de perspectives macroéconomiques qui demeuraient incertaines » et « des difficultés persistantes à estimer précisément les trajectoires de capital [des banques] ».

La déception des banques

« Cette recommandation est et doit rester exceptionnelle et temporaire », a déclaré ce vendredi Yves Mersch, le vice-président du conseil de surveillance prudentielle de la BCE.

« A moins d’arriver à la conclusion que les projections de fonds propres des banques restent soumises à d’importantes incertitudes, nous reviendrons à notre pratique habituelle en matière de supervision consistant à étudier banque par banque les projets de distribution de dividendes », a-t-il complété.

Depuis plusieurs mois, de nombreux établissements cotés – les Français en premier – se plaignent du caractère unilatéral et strict de la mesure , qui ne prend pas suffisamment en compte l’état de santé de chaque banque, alors même que certaines ont vu progresser leurs ratios de solvabilité au premier semestre, malgré la crise.

Pour Philippe Brassac, le président de la Fédération bancaire française (FBF), « cette décision [avait] d’abord été prise symboliquement… Un des objectifs était de lever tout doute sur la capacité du système bancaire à répondre présent. Cet objectif a été atteint. Je fais donc l’hypothèse qu’en 2021, les autorités pourront revenir à la normalité », déclarait-il aux « Echos » jeudi .

La recommandation de la BCE sur la suspension des paiements de dividendes n’a pas de caractère obligatoire, mais contraignant. Tous les établissements l’ont suivi, sachant très bien qu’ils risquaient autrement d’attirer la méfiance du superviseur et un contrôle prudentiel renforcé.

Les investisseurs restent pour l’instant insensibles à la déclaration de la BCE. L’indice Euro Stoxx qui regroupe les principales banques cotées de la zone euro reculait de 1,5 % vendredi à la mi-journée. A la Bourse de Paris, BNP Paribas (- 2 %) et Société Générale (- 2,6 %) font partie des principales valeurs à la baisse au sein d’un CAC 40 stable.



Source link

Autres articles

Etats-Unis : la Réserve fédérale promet d’aider les organisations caritatives

administrateur

Après Deutsche Bank, HSBC s’allie avec un GAFA pour se déployer sur le cloud

administrateur

Au premier semestre, les résultats de Crédit Mutuel Alliance Fédérale divisés par deux

administrateur

Comment intégrer l’indice Standard & Poor’s 500 impacte la stratégie des entreprises

administrateur

Coronavirus : pourquoi les clubs de football ne sont pas assurés

administrateur

Les assureurs santé demandent du temps pour se préparer à plus de concurrence

administrateur