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Economie

du cas par cas pour les entreprises


Le Conseil scientifique recommande aux salariés de se confiner préventivement en posant, s’ils le peuvent, des congés ou en privilégiant le télétravail une semaine avant le 24 ou le 31 décembre.

C’est officiellement la fin du second confinement. Mais dans les faits le confinement effectif devrait se prolonger encore quelques jours, voire quelques semaines, pour de nombreux salariés. À ceux qui souhaitent passer des fêtes en famille, le Conseil scientifique a recommandé, dans une note publiée lundi, de se confiner préventivement en posant, s’ils le peuvent, des congés ou en privilégiant le télétravail une semaine avant le 24 ou le 31 décembre.

Dans les faits, cette question d’auto-confinement préventif a déjà été anticipée par les entreprises – quand l’activité le permet – qui ont pour consigne de privilégier le télétravail à 100% quand c’est possible. Une règle qui pourrait être assouplie à partir du 7 janvier, «si la situation sanitaire le permet», indiquait lundi la ministre du Travail Élisabeth Borne.

Chez Orange, par exemple, « la question de l’auto-confinement a été traitée au sein d’une directive qui consiste à étendre le télétravail jusqu’au 31 janvier pour limiter le retour au bureau avant et après une période de forte interaction sociale où la contamination risque de s’aggraver», indique Sébastien Crozier, de la CFE-CGC Orange.

Néanmoins, l’avis du Conseil scientifique, relayé par le premier ministre Jean Castex qui a suggéré de ne pas envoyer les enfants à l’école ce jeudi et ce vendredi pour limiter les risques de contamination à Noël, reste une préconisation sanitaire supplémentaire qui ne va pas empêcher les entreprises de travailler.

«On comprend ce conseil de bon sens, mais en pratique il se heurte à l’activité. On est face à des effets colossaux sur les économies qu’on cherche à remettre en route», souligne Mireille Dispot, secrétaire nationale confédérale au sein de la CFE-CGE. Selon ce syndicat de l’encadrement, «il appartient à chaque chef d’entreprise de trouver avec son personnel et ses représentants du personnel la meilleure approche pour profiter au mieux des fêtes en fonction des réalités des entreprises», souligne-t-elle.

Impossible dans certains secteurs

Dans certains secteurs en effet, comme la grande distribution, difficile pour les employés de poser des jours de congé alors que l’activité tourne en ce moment à plein régime. D’autant qu’il s’agit aussi de rattraper le mois de novembre durant lequel les commerces et les rayons dits «non-essentiels» étaient fermés. Chez Fnac Darty par exemple, pas question pour les équipes de poser des congés durant ces derniers jours avant Noel, précieux pour les résultats économiques de l’entreprise. «À moins de cas particuliers, on rentre plutôt sur une période où les employés du siège viennent en renfort dans les magasins. En revanche, les salariés des bureaux sont en télétravail à temps plein depuis des semaines et jusqu’à janvier», précise-t-on.

À La Poste, pas question non plus de réduire la voilure à l’approche des fêtes. «En cette fin d’année historique pour le colis, les postiers sont actuellement très mobilisés», assure-t-on, tout en ajoutant que «depuis le 30 octobre, La Poste a mis en place le télétravail à 100 % pour les postiers dont les activités sont compatibles. Dans le cas contraire, toutes les mesures de prévention sont respectées sur les sites de travail de La Poste, conformément au protocole du ministère du Travail».

Du bon sens, au cas par cas

Du côté des salariés, beaucoup n’ont pas attendu les directives du conseil scientifique pour s’organiser, ni même le feu vert du ministre de l’Éducation pour retirer leurs enfants de l’école deux jours avant la date officielle des vacances scolaires. Édouard, ingénieur dans un grand groupe et père de deux enfants, avait prévu depuis plusieurs semaines de se mettre en «mini-quarantaine» avec sa famille avant d’aller retrouver ses proches pour les fêtes de fin d’année. «En bonne intelligence avec mon équipe, j’ai juxtaposé des jours de chômage partiel à partir de jeudi 18 décembre et jusqu’à Noël. Ensuite c’est la fermeture annuelle de l’entreprise», explique-t-il. Son entreprise n’a pas diffusé de directive particulière concernant un auto-confinement préventif. Et de toute façon, une partie du personnel est au chômage partiel depuis le début de la crise, faute d’activité, et le télétravail y est prédominant pour les salariés au bureau.

Cet appel à l’«autoconfinement» s’appliquera donc manifestement au cas par cas et relèvera du bon sens de chacun.



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