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Economie

Emmanuel Macron présentera mardi le plan de sauvetage de l’automobile


Lourdement affecté par la crise du coronavirus, le secteur automobile attend avec impatience le plan de sauvetage promis par le gouvernement. Il sera présenté mardi 26 mai par Emmanuel Macron, selon des informations du Parisien, confirmées par Le Figaro.

Il appartiendra donc au président de la République de rassurer le secteur avec ce plan, qui devait initialement être dévoilé par Bruno Le Maire. « Après le plan tourisme présenté par le premier ministre, le président de la République annoncera la semaine prochaine un plan de soutien pour le secteur automobile. L’industrie aéronautique suivra début juin. Nous accompagnons également les secteurs de la tech et du bâtiment » précisait Bruno Le Maire dans un entretien accordé au Figaro jeudi. Le ministre de l’Économie prépare cette stratégie de relance depuis maintenant plusieurs semaines, et en avait esquissé les ambitions sur France info : «il faut que l’on fasse de cette crise un levier pour accélérer la transition écologique et pour encourager les Français à acheter des véhicules qui sont encore aujourd’hui trop chers pour eux».

Dans son édition de ce samedi, Le Parisien détaille plus précisément les contours de ce plan, qui doit encore faire l’objet d’arbitrages entre Bercy et le ministère de la Transition écologique ce week-end. Selon le quotidien, l’exécutif devrait avoir pour but une relance de la demande, via un renforcement de toutes mesures d’accompagnement à l’achat. Parmi elles, une augmentation du plafond du bonus écologique pour l’acquisition d’un véhicule 100% électrique, qui passerait de 6000 euros à 7000 ou 8000 euros. Pour les flottes d’entreprise, ce même bonus passerait de 3000 à 5000 ou 6000 euros. Les véhicules hybrides feraient, eux, l’objet d’un bonus à hauteur de 2000 euros.

Toujours selon Le Parisien, la prime à la conversion permettant d’acquérir un véhicule neuf ou d’occasion récente devrait être revalorisée et élargie. Pour les ménages modestes, elle passerait de 1500 à 2000 euros et pourrait concerner les véhicules Crit’Air 4. Pour les ménages très modestes, elle passerait de 3000 à 4000 euros, et s’appliquerait aux véhicules Crit’Air 3.

Question de survie

Ces gestes de la part de l’Etat devraient donner du souffle à un secteur très éprouvé. En avril, les ventes de véhicules particuliers ont chuté de 88,9% par rapport à l’année précédente. Les informations du Canard Enchaîné, selon lequel Renault envisagerait la fermeture de quatre sites de production en France, ont également jeté une lumière crue sur les difficultés auquel le secteur automobile français est confronté durant la crise du coronavirus. Le cas Renault, qui «joue sa survie», selon les mots de Bruno Le Maire dans nos colonnes, a renforcé un sentiment d’urgence.

Le secteur automobile devra toutefois attendre l’automne et le projet de loi de finances 2021 pour découvrir le troisième volet du plan de soutien: il devrait être intégré au projet de loi de finances 2021. Ce dernier chapitre devrait avoir pour but de renforcer la compétitivité de l’industrie automobile française, le deuxième cap fixé par Bercy avec la décarbonation de l’économie.

À voir aussi – Renault: des salariés inquiets à l’usine de Sandouville



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