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Finance

En Italie, Crédit Agricole lance son offre sur Creval



Jour J pour le Crédit Agricole. C’est ce mardi que s’ouvre l’offre d’achat du groupe mutualiste – via sa filiale transalpine Crédit Agricole Italia – sur Credito Valtellinese (Creval), la dixième banque du pays basée à Sondrio, en Lombardie.

L’offre court jusqu’au 21 avril et avait été annoncée par Crédit Agricole en novembre dernier, pour un prix total estimé alors à 737 millions d’euros. Le groupe doit obtenir au moins 66,67 % du capital de Creval pour que l’OPA soit validée.

Or, comme anticipé ces dernières semaines ( « Les Echos » du 26 mars dernier) , le conseil d’administration de Creval a bel et bien officialisé sa réserve face au géant bancaire français, sachant que ce sont bien, in fine, les actionnaires qui auront à trancher.

Une fusion entre Creval et la filiale italienne de Crédit Agricole pourrait certes « générer des bénéfices », mais le prix proposé « n’est pas approprié d’un point de vue financier », a estimé la banque italienne dans un communiqué publié lundi.

Le droit boursier italien demande à une entreprise cible de s’exprimer officiellement sur l’offre, Crédit Agricole pouvant à son tour répondre.

Au-dessus de l’offre

Crédit Agricole Italia a annoncé en novembre un prix de 10,50 euros par action (valorisant Creval à 737 millions d’euros), le cours de Bourse de Creval tournant alors autour de 8,70 euros. Le titre s’est rapidement aligné sur ce prix, et l’a même dépassé. Ce mardi, il cotait ainsi à 12,26 euros, soit 16 % de plus que le prix proposé par le géant mutualiste.

L’Italie représente aux yeux du Crédit Agricole son deuxième marché domestique après la France. Il s’y développe notamment via des acquisitions ciblées de réseaux bancaires régionaux, plutôt dans le nord de la Péninsule. L’acquisition de Creval lui permettrait de consolider sa place de numéro sept du marché.

 Je remarque qu’il n’y a pas de contre-offre, je suis donc particulièrement confiant dans le succès final du processus.

Xavier MuscaDirecteur général délégué de Crédit Agricole SA

Le groupe détient déjà 9,8 % du capital au travers de sa filiale Crédit Agricole Assurances. Il a en outre sécurisé un accord avec la société de gestion d’actifs Algebris et rachètera sa participation de 5,38 % dans Creval, même si le projet de rachat du groupe bancaire français sur son homologue italien échouait. 

 Au total, selon Crédit Agricole Italia, des actionnaires représentant 17,68 % du capital de Creval ont déjà accepté d’apporter leurs titres à l’offre.

Optimisme

En revanche, le groupe devait encore faire face la semaine dernière à un « front du non », comme l’a baptisé la presse italienne, qui rassemblerait autour de 20 % du capital, et attend un prix plus élevé. Le Britannique Petrus Advisers, qui détient 3 % du capital, a notamment jugé l’offre « insuffisante ».

Début février, le directeur général délégué de Crédit Agricole SA, Xavier Musca, n’avait toutefois pas caché pas son optimisme : « Je remarque qu’il n’y a pas de contre-offre, je suis donc particulièrement confiant dans le succès final du processus », avait-il alors indiqué.

Au-delà de la stratégie de Crédit Agricole, les banques ont recommencé à parler mariage en 2020 , un mouvement particulièrement sensible en Italie et en Espagne sur des opérations domestiques. Les opérations transfrontalières (entre pays européens) restent en revanche au point mort.



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