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Finance

Epargne salariale : les bénéficiaires réclament plus de clarté et de simplicité des différents dispositifs



Participation, intéressement, abondement, PEE, PERCO… Les Français apprécient l’épargne salariale, mais ils sont loin d’en maîtriser les différents dispositifs. C’est ce qui ressort d’une enquête réalisée par OpinionWay notamment pour l’AMF, l’AFG et le Trésor.

Sur les 1.002 salariés interrogés en février, un peu plus de quatre salariés sur dix (43 %) déclarent détenir au moins un dispositif d’épargne salariale. Le plan d’épargne entreprise (PEE) est le plus connu, devant le plan d’épargne pour la retraite collectif (PERCO) et les actions ou stock-options. Mais cette connaissance reste superficielle. Trois quarts des sondés connaissent le PEE « de nom », mais ils ne sont que 45 % à « savoir de quoi il s’agit ». Cette proportion descend à 37 % pour le PERCO et à 30 % pour les actions et stock-options.

Davantage d’accompagnement

Les bénéficiaires souhaiteraient en outre davantage d’accompagnement, notamment dans le choix des supports d’investissement. Seuls 52 % des détenteurs d’un plan d’épargne salariale déclarent connaître « la gamme des solutions d’investissement proposée dans [leur] PEE et [leur] Perco. » 39 % ne la connaissent pas. Plus de la moitié d’entre eux (55 %) aurait « besoin d’accompagnement pour l’aider à gérer son épargne salariale (choix des fonds, modification des investissements) ».

Les salariés interrogés attendent aussi une simplification des démarches et davantage de clarté et d’information. De fait, la plupart des entreprises se contentent de transmettre les fiches techniques des différents fonds communs de placement proposés, sans plus de détail. Des informations difficilement lisibles pour les non initiés.

Davantage d’épargne salariale dans les grandes entreprises

La pratique de l’épargne salariale croît avec la taille de l’entreprise. Alors que 58 % des salariés de structures de plus de 500 personnes affirment détenir au moins un de ces trois dispositifs, cette part tombe à 40 % pour les entreprises comptant entre 50 et 249 salariés et à 25 % dans celles de moins de 50 salariés.

En matière d’alimentation de l’épargne salariale, plus de la moitié des salariés (51 %) déclarent avoir reçu une prime de participation ou d’intéressement ou avoir bénéficié d’un abondement, au cours des douze derniers mois. Cette proportion grimpe à 70 % dans les groupes de plus de 500 employés.

Sans surprise, l’intéressement et la participation sont perçus par 86 % des salariés sondés comme « très » ou « plutôt intéressants ». Ils sont aussi 81 % à considérer que « l’épargne salariale permet, via l’intéressement, la participation et l’abondement de l’employeur, de se constituer une réserve d’argent sans effort d’épargne. »

Epargne de précaution

Lorsqu’ils reçoivent des primes d’intéressement ou de participation, 20 % des salariés préfèrent les percevoir immédiatement. Mais la majorité d’entre eux préfèrent les placer : 60 % intégralement sur leur PEE ou leur PERCO, 11 % en partie, et 8 % en fonction des années. En revanche les versements volontaires sur les plans d’épargne salariale restent minoritaires. Seuls 30 % des salariés détenteurs d’un plan ont effectué de tels versements au cours des 12 derniers mois.

L’épargne salariale est davantage utilisée comme une épargne de précaution qu’en prévision de la retraite. 35 % des sondés l’envisagent comme « une épargne à long terme en vue de la retraite ». 17 % sont opportunistes et profitent de l’abondement et de la fiscalité mais sans autre objectif particulier. En revanche, 32, 19 % et 17 % la voient comme un capital disponible dans quelques années en cas « de dépense imprévue »« d’accidents de la vie (invalidité, licenciement…) » ou « pour acquérir une résidence principale. »

Le principal sujet du médiateur de l’AMF

L’épargne salariale reste le premier domaine d’intervention du médiateur de l’Autorité des marchés financiers. Parmi les 1.295 dossiers envoyés par les épargnants, un tiers des demandes de médiation concerne l’épargne salariale. En cause : la non-prise en compte des choix d’affectation de l’épargnant concernant ses primes d’intéressement ou de participation. Autre sujet : le plafonnement des frais de gestion pour les anciens salariés sur le PERCO.



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