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Finance

Epargne : un milliard de plus pour l’assurance-vie en mars



L’horizon s’est dégagé pour les assureurs vie français. En mars, et pour le quatrième mois consécutif, les sommes placées par les épargnants sur un contrat d’assurance-vie ont été supérieures aux versements effectués par les assureurs aux détenteurs de ces contrats. Résultat : la collecte nette s’est établie à 1 milliard d’euros, selon les données publiées lundi par la Fédération Française de l’Assurance (FFA).

« Grâce à la dynamique retrouvée de l’assurance vie depuis plusieurs mois maintenant, les assureurs apportent un soutien croissant aux entreprises et, à travers elles, à la relance économique », se félicite Franck Le Vallois, le patron de la FFA, dans un communiqué, arguant que 60 % des placements des assureurs vie sont investis dans des actifs d’entreprises. Et ce, alors que des politiques et économistes peuvent souhaiter que les Français consomment pour soutenir la reprise plutôt que d’épargner.

Pas de retraits massifs

Au total, la collecte nette au cours du premier trimestre s’élève à 4,4 milliards d’euros et les encours ont dépassé la barre des 1.800 milliards d’euros. Même si les montants drainés en net sont en recul par rapport à ceux de février (1,6 milliard), ces chiffres ont de quoi conforter l’idée que les Français reprennent goût à l’assurance-vie après l’avoir boudée.

En 2020, ce placement, traditionnellement très prisé pour sa sécurité et ses avantages fiscaux, n’avait pas subi de retraits massifs mais avait vu sa collecte nette chuter à -6,5 milliards d’euros.

Un recul d’autant plus marquant que la crise du Covid-19 a poussé les Français – en particulier aisés – à économiser massivement, suscitant un surcroît d’épargne à la fin de 2020 estimé à près de 130 milliards d’euros par la Banque de France . 

Les assureurs vie ont notamment attribué le coup de frein historique de leur marché au confinement du printemps et aux difficultés opérationnelles engendrées pour les commerciaux et assurés.

Cependant, les épargnants ont souvent préféré garder leur argent à portée de main en le plaçant sur des comptes courants ou des livrets, plutôt que de l’investir sur un placement perçu comme moins disponible, comme l’assurance-vie.

Même si les livrets bancaires ont continué de faire le plein ces derniers mois , la collecte nette de l’assurance-vie est revenue dans le vert depuis décembre dernier, laissant espérer aux professionnels un retour à meilleure fortune.

L’enjeu pour eux et notamment pour les bancassureurs est d’encourager les épargnants à placer leur argent ailleurs que sur leur compte bancaire. « Nous voulons bouger les dépôts vers d’autres véhicules d’investissement. La gestion d’actifs est une part importante de cela », a ainsi déclaré Lars Machenil, le directeur financier de BNP Paribas vendredi.

Succès des unités de compte

Les acteurs du marché se félicitent d’ores et déjà de la bonne tenue de la collecte de l’assurance-vie en unités de compte (UC).

Cette dernière s’est établie à 7,7 milliards d’euros depuis le début de l’année. En mars, elle était de 2,1 milliards d’euros et les UC ont représenté 37 % des cotisations. Confrontés à la faiblesse des taux d’intérêt, les assureurs n’ont de cesse d’encourager les épargnants à investir sur ces supports investis notamment en actions.

Contrairement aux contrats d’assurance-vie traditionnels, dits en euros, les contrats en unités de compte n’offrent pas de garantie en capital même s’ils peuvent offrir un rendement supérieur aux épargnants.

A l’heure où les taux d’intérêt très faibles tirent vers le bas les rendements de l’assurance-vie traditionnelle, les rapprochant de 1 %, les contrats en UC, ont par ailleurs l’avantage pour les assureurs d’être moins coûteux en fonds propres.

Particulièrement dynamique

Pour inciter les particuliers à diversifier leur épargne, les assureurs misent aussi sur le plan épargne retraite, né de la réforme de l’épargne retraite actée en 2019. A ce propos la FFA, se félicite lundi de la croissance « particulièrement dynamique » de ce marché dont l’encours était de 18 milliards d’euros à la fin du mois de mars.



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