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Economie

Espagne, Portugal, Malte… Les vacanciers français dans l’embarras face à la multiplication des restrictions


La hausse brutale des contaminations à cause du variant Delta, a déjà poussé plusieurs pays à remettre en place des restrictions. Suffisant pour pousser certains touristes français à changer leurs plans.

Le 30 juin, l’Hexagone passait l’ultime étape du déconfinement. Après cette date tout le monde était convaincu que la vie allait durablement rependre son cours «normal». Une certitude motivée par les progrès de la vaccination. Le timing était parfait, les dernières restrictions à la libre circulation au sein de l’espace Schengen devaient s’estomper au moment où commençaient les grandes vacances. Après plus d’un an de restrictions en matière de circulation, les Français se sont empressés de planifier des excursions dans les pays chauds du sud de l’Europe. Las, la reprise épidémique causée par la propagation du variant Delta menace à nouveau ces projets estivaux et beaucoup s’inquiètent des conséquences pour leurs congés, voire prennent les devants en décalant ou annulant les séjours à l’étranger.

Comme Paul, récemment devenu père, qui avait prévu de passer ses premières vacances en famille à Malte. Une région qu’il connaît bien pour y être déjà allé plusieurs fois et qu’il voulait faire découvrir à sa femme. Le départ était prévu mercredi 17 juillet pour un séjour d’une semaine: «tout était réservé depuis plusieurs mois l’avion aller-retour, l’hôtel et les activités». L’annonce de la fermeture des frontières quelques jours auparavant a été une vraie douche froide: «ni moi, ni ma femme ne sommes vaccinés, j’étais un peu récalcitrant au début et je pensais qu’un test PCR négatif suffirait. Maintenant j’ai changé d’avis, mais il est beaucoup trop tard». Trop tard aussi pour organiser d’autres vacances au soleil, pour le couple qui va chercher malgré tout un hôtel pour ne pas avoir à passer la semaine chez eux. Cependant Paul reste positif: «grâce au Covid, annuler l’hôtel et les activités était gratuit, quant au vol je l’ai reporté le plus tard possible, en octobre, on verra si on peut finalement y aller». La Valette est finalement revenue sur sa position en annonçant cependant mardi une période de quarantaine pour les touristes non vaccinés.

Course contre la montre

Si pour le moment aucune mesure similaire n’est annoncée sur la péninsule ibérique, Lætitia s’inquiète pour ses vacances à Minorque avec trois amies : «je suis un peu stressée, j’ai vraiment hâte de partir, l’attente est compliquée». Si elle et deux de ses amis ont reçu leur schéma vaccinal complet, la quatrième n’a reçu qu’une dose: «pour le moment un test négatif suffit, pourvu que ça ne change pas». Elle reconnaît avoir été surprise par le redémarrage des contaminations: «on n’a pas du tout prévu de plan de secours».

Pour d’autres l’Espagne est déjà un plan B, comme Ken qui devait partir initialement avec plusieurs amis au Brésil. La situation sanitaire du plus grand pays d’Amérique latine les avait déjà poussés à viser une nouvelle destination plus proche et plus sûre. Las. «Notre programme c’est plage, restaurants, boîtes… Je crains que tout soit fermé», explique-t-il Par précaution un plan C est déjà en cours d’élaboration: «ça sera en France, dans le Sud, un endroit au bord de la mer mais rien de réservé encore».

Certains ont préféré franchir le pas et déjà annuler le départ. C’est le cas de Lisa qui devait partir mi-août, dans le nord du Portugal avec sa famille. De la grand-mère aux petits-enfants tous avaient pris leurs précautions en complétant le schéma vaccinal plusieurs semaines avant le départ. Malheureusement la double injection n’immunise pas du couvre-feu et autres mesures sanitaires… Résultat c’est tout le programme des vacances qui tombe à l’eau: «je ne voulais pas payer pour rester enfermé à la maison, pointe Lisa, j’ai donc préféré annuler et m’organiser autre chose à la place».

Le problème se pose aussi dans l’autre sens. Ainsi Luc, un Français résidant à Lisbonne depuis cinq ans, se prépare à toutes les éventualités. «Je dois aller en France du premier au treize août, mais je ne suis pas sûr que cela se fasse». Lui, qui ne prévoit pas de se faire vacciner, à court terme tout du moins, espère qu’un simple teste PCR suffira pour voyager: «comme je pars dans pas très longtemps, je pense que ça va passer pour moi. Si mon départ était prévu en septembre j’aurais été nettement plus inquiet».



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