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Economie

Et si les bureaux de demain ressemblaient à ceux-ci?


EN IMAGES – Les escaliers et les ascenseurs ont été déplacés à l’extérieur libérant des plateaux entiers au centre. Les terrasses deviennent des espaces de travail.

«Le bureau de demain c’est un bureau où on ira par plaisir pour rencontrer les autres. Et non plus pour s’asseoir devant son poste car désormais on peut le faire en télétravail». Voilà comment Nicolas Laisné, architecte francilien (Nicolas Laisné Architectes), imagine les futurs bureaux. Ces espaces, lui et Dimitri Roussel (agence DREAM) ne les ont pas seulement visualisés mais purement et simplement conçus. Ils viennent de sortir de terre à Nice dans le cadre d’ÉcoVallée, un gigantesque projet d’aménagement immobilier, à l’ouest de la ville. D’autres du même type ont vu le jour à Bordeaux (ci-dessous) et deux autres immeubles sont en cours de construction à Saint-Denis et à Nanterre où un campus de bureaux de bureaux de 125.000 m² sera bientôt livré.

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La spécificité de ces édifices: les escaliers et ascenseurs ont été déplacés à l’extérieur du bâtiment (voir notre diaporama en illustration principale) libérant ainsi au centre des plateaux entiers de 800 m² chacun. «Ces espaces sont ainsi plus modifiables à la demande, explique Nicolas Laisné. Ils donnent une sensation d’espace. Les occupants peuvent accéder aux salles de réunion sans passer par l’intérieur.» Pratique en cette période où il est demandé aux salariés d’éviter au maximum de se croiser.

Un immeuble de bureaux tout en bois à Bordeaux, haut de 30 mètres et d’une surface de 4500 m² Crédits photo Cyrille Weiner

Mieux: les réunions peuvent se faire depuis les terrasses qui sont connectées et sont ainsi transformées en espaces de travail. Au total, l’immeuble dispose de près de 2400 m² d’espaces extérieurs privatifs. «La crise révèle les demandes d’espaces plus flexibles, plus agréables, collaboratifs et moins oppressants comme dans les tours classiques», décrypte Nicolas Laisné.

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Ainsi, le hall, endroit statutaire de l’entreprise par excellence, devient un espace collaboratif où l’on peut prendre son café, organiser des réunions, des conférences… «Tous ces espaces ont été négligés au profit du poste de travail. Ils doivent devenir la norme pour permettre aux propriétaires des immeubles qui changent souvent, de s’adapter à chaque situation», poursuit l’architecte. Pour l’immeuble niçois, baptisé ANIS, il imagine, par exemple, qu’il puisse être transformé en des logements.

Et ce n’est pas tout. L’édifice niçois a été bâti selon une conception bioclimatique. Concrètement, ses façades ont été orientées de telle façon que les salariés puissent travailler dans des conditions confortables quelle que soit la saison. Ainsi, en été, la fraîcheur nocturne, captée par exemple via une surventilation, est stockée dans le bâti et limite ainsi les surchauffes le jour. En hiver, l’énergie solaire, une fois captée et transformée, est conservée à l’intérieur de la construction et valorisée au moment opportun. Car les bureaux de demain devront aussi être respectueux de la planète. «Si nous ne faisons rien, à l’horizon 2050, notre climat sera celui de Madrid», prévient Nicolas Laisné.





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