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Economie

Et si vous louiez votre maison à des amis pour les vacances?


Une start-up met en relation propriétaires et locataires qui font partie d’une communauté Facebook.

Au départ, une simple acquisition immobilière. Un couple d’expatriés français achète une maison au Cap-Ferret (Gironde) pour en faire leur pied-à-terre. Le reste du temps, ils envisagent de le louer. Mais pas question de le mettre à disposition de n’importe qui. «Nous n’avons pas confiance dans les sites de type Airbnb ou Abritel», explique Marie-Caroline Heydenreich. La jeune femme nous raconte ainsi avoir loué, il y a quelques années, ce qui devait être une villa de luxe à l’île Maurice. «Je me suis retrouvé en face d’un garage…», se souvient-elle. Une arnaque courante qui est devenue un vrai fléau.

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Cette quadragénaire, installée à l’époque à Bogota (Colombie) avec son mari et ses trois enfants – elle vit actuellement au Gabon -, décide de lancer un groupe Facebook baptisé Mi Casa Es Tu Casa (comprenez: «ma maison est ta maison», en espagnol). «Nous avons lancé ce groupe, il y a quatre ans, avec des amis. Il n’avait aucune vocation professionnelle», raconte Marie-Caroline Heydenreich.

Une maison au Cap Ferret (Gironde) Crédits photo Mi Casa Es Tu Casa

À l’origine, il s’agissait d’un groupe fermé. Chacun invite ses amis et les membres se louent leurs maisons entre eux. Mais face à l’engouement que cette initiative a suscité, le groupe s’élargit. Aujourd’hui, la communauté compte, à ce jour, plus de 36.000 membres. Pour la plupart, des jeunes actifs expatriés, avec enfants et des seniors qui veulent louer leur résidence secondaire. À ce groupe Facebook, cette entrepreneuse ultra-active – elle a créé une agence de communication puis une marque de mode pour enfants – a décidé, il y a un an et demi, d’adjoindre un site Internet.

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Pour faire partie de ce groupe et consulter/publier une annonce, il faut être parrainé par une personne qui a confiance en lui/elle. Le site met en relation propriétaires et locataires qui échangent ensuite par mail ou sur Facebook, des conditions de la location. Comme sur les plateformes de type Airbnb. «Oui, mais nous ne prenons aucune commission. L’idée est, par une mise en relation en direct, de renouer la confiance entre les propriétaires et les locataires», souligne Marie-Caroline Heydenreich qui qualifie son entreprise d’«Airbnb de confiance».

Une maison à louer à La Baule. Crédits photo Mi Casa Es Tu Casa

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La mise en ligne de l’annonce sur le site et la première photo sont gratuites. Pour avoir plus de visibilité, chaque «Mi Casien» a le choix entre payer 10 euros par semestre pour des photos illimitées, 50 euros par semestre pour que son offre soit republiée automatiquement chaque mois (70 euros par an) ou encore 10 euros pour que sa maison soit visible sur Facebook. À ce jour, près de 2600 annonces ont été publiées. «Ce sont essentiellement des grandes maisons familiales mais aussi des appartements en bord de mer ou encore des chalets à la montagne», précise la fondatrice de Mi Casa Es Tu Casa.

La grande majorité est située en France, dans les stations balnéaires les plus prisées par les particuliers: le Cap Ferret, le Pays basque, la Normandie mais aussi les Landes, la Bretagne et la Provence. «Les maisons de campagne séduisent aussi. Certains désirent simplement être au calme, entourés d’espaces verts», explique Marie-Caroline Heydenreich. Des régions qui ont été prises d’assaut dès que le déconfinement a été officialisé. «Le nombre d’échanges entre propriétaires et locataires a été multiplié par près de 20 fin mai par rapport à fin février (de 25 à 450)», précise la jeune femme.

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Pour améliorer la rentabilité de son entreprise (30.000 euros de chiffre d’affaires en 2019), la start-up vient de lever 300.000 euros auprès d’une quinzaine de ses «Mi Casiens». Une somme qui lui permet de lancer, dans les prochains jours, «Mi Casa Etc». Son but? Proposer aux futurs locataires des services annexes (location de linges, de vélos, cours de surf, baby-sitting…) approuvées par la start-up et/ou la communauté. Pour être visible sur le site, chaque prestataire devra verser à la plateforme 2000 euros par an. L’aventure continue pour cette jeune entreprise qui vient d’être sélectionnée pour un concours récompensant les meilleurs projets de locations saisonnières.





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