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Economie

Face à la crise, le déficit public devrait atteindre 9% cette année, annonce Bruno Le Maire


La dette publique devrait s’établir à 118% du PIB, a estimé le ministre de l’Économie, invité du Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro. Bercy tablait initialement sur un endettement supérieur à 120%. Il a également annoncé un accord de principe avec l’UE sur un nouveau plan d’aide à Air France.

La crise sanitaire qui dure depuis plus d’un an maintenant n’en finit plus de plomber les comptes publics. Avec le troisième confinement qui débute ce dimanche, «nous évaluons le déficit public pour 2021 à 9% au lieu des 8,5%», a déclaré Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie, invité du Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro ce dimanche. Quant à la dette publique, elle devrait atteindre 118% cette année. C’est toutefois moins élevé que les prévisions initiales. Dans le budget 2021, l’exécutif tablait sur une explosion à 122,4 % à la fin de l’année.

Cette nouvelle dégradation du déficit public n’est pas une surprise. Bercy vient en effet de réviser à la baisse sa prévision de croissance pour cette année à 5% au lieu de 6% , en raison de la fermeture des commerces jugés non essentiels sur tout le territoire et de l’arrêt des écoles ces prochaines semaines. Et puis, parallèlement, la facture des aides publiques aux entreprises (chômage partiel, fonds de solidarité, exonération de cotisations sociales) pour faire face à ces nouvelles restrictions va à nouveau grimper considérablement. Le ministère de l’Économie chiffre le coût à 11 milliards d’euros pour les quatre prochaines semaines.

Rendez-vous à la mi-mai

«Aujourd’hui, on a quelques semaines supplémentaires où nous devons tous faire des efforts», a précisé le ministre, qui se montre toujours optimiste sur le rebond de l’économie française une fois l’épidémie maîtrisée. «Les capacités économiques du pays sont protégées. C’est ce qui nous permettra de rebondir très fort», a souligné le locataire de Bercy, en référence au rebond de 18,7% de l’activité au troisième trimestre l’an dernier, après la fin du premier confinement. «Nous avons un rendez-vous à la mi-mai. Nous ferons le point sur la situation sanitaire et le développement de la vaccination. Si les conditions sont remplies, nous verrons quels types d’activités pourront reprendre », a-t-il précisé.

Nouveau soutien financier à Air France

Le plus dur reste toutefois à venir pour le gouvernement, alors que certains redoutent une explosion des faillites et un taux de chômage autour de 10% cette année, lorsque les aides d’urgence seront retirées. Là encore, le ministre a voulu donner des réassurances. «C’est un risque qui est parfaitement identifié. Nous n’avons pas protégé l’économie et les salariés depuis maintenant 14 mois pour les laisser tomber après la crise, a expliqué Bruno Le Maire. Nous sortirons du «quoi qu’il en coûte» quand les règles sanitaires seront levées et que les commerces et entreprises pourront reprendre une activité normalement.» Pas question, en effet, de couper les aides du jour au lendemain. Bercy planche sur les différentes options pour accompagner les entreprises viables dans la sortie de la crise, qui sera progressive.

Le soutien se poursuivra également pour les secteurs d’activité qui seront durablement touchés par la pandémie comme, par exemple, l’aéronautique. D’ailleurs, «nous avons un accord de principe avec la commissaire européenne (en charge de la concurrence) Margrethe Vestager sur un nouveau soutien financier à Air France», a annoncé le ministre. «Le montant sera discuté avec Air France, il y a aura demain un conseil d’administration d’Air France qui doit valider le principe de cet accord», a précisé Bruno Le Maire. Et de préciser: « Air France doit faire des efforts de compétitivité (…). Nous ne signons pas de chèque en blanc.»



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