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Economie

face à un éventuel couvre-feu, les restaurateurs lassés


En France, neuf métropoles, dont Paris, sont depuis le 5 octobre en zone d’alerte maximale. Un statut qui signifie pour les restaurateurs l’application d’un protocole strict et la fermeture pour les bars. Mais, en attendant l’allocution d’Emmanuel Macron mercredi soir qui pourrait impacter de nouveau le secteur par la mise en place d’un couvre-feu, les terrasses parisiennes sont pleines.

«Un couvre-feu à 23 heures serait un nouveau coup dur pour la profession. Cette décision pourrait représenter jusqu’à 3 heures d’activités en moins et l’impossibilité d’assurer un deuxième service dans certains établissements», s’est inquiété auprès de l’AFP Franck Trouet, porte-parole du Groupement National des Indépendants de l’hôtellerie et restauration (GNI). «On va trinquer, c’est le cas de le dire», lance, cynique, l’un des barmans d’un établissement parisien du 6e arrondissement au Figaro. «De toute façon on commence à avoir l’habitude, toutes les semaines, on nous dit des choses différentes… Hier un policier nous a dit que nos terrasses éphémères, c’était fini, terminé ! On peut accueillir uniquement en intérieur, parce qu’il faut avoir une licence restaurant maintenant pour servir en terrasse. On se demande comment on va faire, parce qu’ici, à l’intérieur, c’est fait pour accueillir des gens debout», déplore, las, le serveur du bar-restaurant. Mais pour l’instant, rien de concret. «On discute entre nous, et on a tous eu des sons de cloche différents! On est perdus», témoigne un professionnel du secteur.

Les mesures à appliquer restent encore très floues : «Tout dépend de votre syndicat. Nous, nous pouvons ouvrir jusqu’à 1 heure du matin, en revanche, à partir de 22 heures, il faut que la boisson soit accompagnée d’un plat. Mais attention, un vrai plat, ça ne peut pas être une planche de charcuterie ! L’essentiel pour rester ouvert, c’est d’avoir une cuisine», souligne un des serveurs du restaurant Relais Odéon. Les bars sans place assise ni cuisine ont ainsi dû fermer totalement, après avoir dû fermer à 22h00 la semaine précédente.

Dans le pire des cas, s’il y a un couvre-feu, on ira les uns chez les autres

Un jeune interne

Certains clients ont donc naturellement migré des bars vers les restaurants : «On était là pour prendre un verre, mais le serveur vient de nous prévenir qu’à partir de 19h00, nous sommes obligés de prendre un plat si nous voulons rester. Et ça ne peut pas être juste des frites! Du coup, on va manger…», rapporte au Figaro un groupe de quatre jeunes médecins. «Mais ce n’est pas grave, certains bars ont des techniques pour rester ouverts, et puis il y a les bars cachés. Dans le pire des cas, s’il y a un couvre-feu, on ira les uns chez les autres», assure l’une des jeunes internes.

Si la plupart des clients comprennent la récente fermeture des bars, des lieux où «après quelques verres, on a tendance à se rapprocher, à faire des accolades et à enlever le masque», d’autres s’interrogent sur un possible couvre-feu. «Quelque part on pourrait trouver cela logique, mais les gens vont se retrouver chez eux, organiser des fêtes, et là, il y aura encore moins de distanciation sociale… En témoignent les soirées clandestines» où la BAC est intervenue il y a quelques jours. Pour les clients les plus âgés, ce couvre-feu serait «l’occasion de calmer les jeunes et de, peut-être, éviter aux restaurants de fermer définitivement».



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