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Economie

fin de la grève à la raffinerie de Grandpuits


Le bras de fer entamé début janvier s’est terminé ce vendredi à 14h, a annoncé le groupe pétrolier.

C’est la fin d’un mouvement de grève en cours depuis plus d’un mois. Ce vendredi, le géant pétrolier Total a annoncé au Figaro que le mouvement de grève qui paralysait la raffinerie de Grandpuits avait pris fin à 14h. Les salariés sur place étaient mobilisés depuis janvier pour protester contre le projet de reconversion du site du pétrolier français.

La firme explique avoir franchi «deux étapes importantes», cette semaine, ayant permis l’arrêt de la mobilisation : d’abord, «l’aboutissement du processus social prévu dans le cadre du projet de reconversion» du site ; ensuite, la «signature des mesures sociales d’accompagnement pour les employés du site, votées par la majorité des organisations syndicales». Total ajoute que des entretiens individuels seront bientôt menés pour permettre à «chaque collaborateur [d’exprimer] ses souhaits d’évolution professionnelle et bénéficier d’une solution adaptée à sa situation».

Le groupe précise que cette reconversion sera réalisée «sans aucun licenciement», conformément à ses engagements : 250 postes sur les 400 actuels sur la plateforme de Grandpuits seront maintenus, et «15 emplois supplémentaires seront créés […] dans une unité d’emballage en aval de l’unité de bioplastiques». Des départs à la retraite anticipés et mobilités internes «vers d’autres sites du groupe» compléteront ces adaptations, à l’image de ce qui a déjà été fait dans d’autres situations similaires du groupe : «Sur les sites de Carling ou la Mède, qui ont eux aussi connu des transformations industrielles, il n’y a eu aucun licenciement, mais des départs à la retraite et des mobilités internes vers d’autres sites de l’entreprise», rappelle Total.

Inquiétude de la CGT sur les emplois concernés

Total explique avoir également «réalisé une cartographie précise des entreprises partenaires intervenant sur la plateforme», soit l’équivalent de «300 emplois à temps plein» indirectement touchés par la reconversion. Le groupe assure qu’il accompagnera «chaque entreprise concernée par l’évolution du site» : sa future activité sur place «continuera à faire appel en priorité à ses entreprises partenaires, représentant l’équivalent de 200 emplois à temps plein». Soit une centaine de moins qu’à l’heure actuelle.

L’entreprise estime que la reconversion de son site nécessitera un important chantier, un investissement «de plus de 500 millions d’euros» permettant de créer «jusqu’à 1000 emplois pendant les trois années de construction des nouvelles unités». Total précise aussi vouloir travailler avec l’exécutif de la région Île-de-France, afin d’accueillir «d’autres industries sur le foncier qui sera rendu disponible sur le site de Grandpuits» et autour.

Total avait annoncé en septembre dernier vouloir reconvertir sa raffinerie de Grandpuits d’ici à la fin 2023. Le projet de reconversion se fonde sur la production de biocarburants et de bioplastiques, ainsi que sur l’exploitation de deux centrales solaires photovoltaïques. Le groupe avait déclaré s’attendre à la suppression de 150 emplois sur les 400 que compte le site, et de nombreux salariés s’étaient mobilisés ces dernières semaines contre ce projet. Au total, la CGT estimait que 700 emplois directs et indirects étaient menacés.

«Il n’y aura ni licenciement sec ni mutation forcée, assurait au Figaro Jean-Marc Durand, le directeur du site de Grandpuits. Ce projet ambitieux est aussi une opportunité pour beaucoup de donner une nouvelle orientation à leur carrière professionnelle», ajoutait-il. Après plus d’un mois de grève, le dialogue semble avoir apaisé les craintes des syndicats.



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