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Finance

Fintech : Pennylane lève 15 millions d’euros pour lancer un logiciel de comptabilité en temps réel



Publié le 7 janv. 2021 à 9:17Mis à jour le 7 janv. 2021 à 9:18

S’il y a bien une chose que l’on peut dire de la chanson « Penny Lane » des Beatles, c’est qu’une fois qu’on l’a en tête, on ne peut plus s’en passer. Quand il réfléchit à l’avenir de la comptabilité, Arthur Waller rêve de la même chose pour sa start-up qui porte presque le même nom : en faire un « hit » auquel les entreprises et les experts-comptables deviendront accrocs.

« L’objectif de Pennylane est d’aider les dirigeants de TPE et PME à reprendre le contrôle de leurs finances », explique Arthur Waller, le cofondateur de cette fintech basée à Paris. « Plus concrètement, on les aide à facturer et encaisser leurs clients, à suivre le paiement de leurs fournisseurs et à piloter leur trésorerie à un seul et même endroit », poursuit-il. « Les données sont complètes et fiables, ce qui permet aux patrons de collaborer directement avec leurs comptables. »

Maîtrise du pilotage financier

Pour cela, Pennylane a mis au point une plateforme partagée entre l’expert-comptable et l’entreprise, grâce à laquelle les patrons ont une meilleure connaissance de leur trésorerie, gagnent du temps et peuvent prendre des décisions avec davantage de sérénité, vante la société. Des atouts non négligeables, alors que la crise économique et la pandémie du Covid-19 rendent le pilotage financier d’une société difficile.

Fondée en janvier 2020, la fintech n’a pas perdu de temps. En mai dernier, elle avait déjà levé quatre millions d’euros lors d’un tour d’amorçage. Alors qu’elle fête sa première bougie, Pennylane annonce ce jeudi avoir réalisé une nouvelle levée de fonds de quinze millions d’euros en Serie A auprès de Global Founders Capital et Partech.

« Les investisseurs voient qu’il y a demande folle sur le marché et qu’il faut qu’on accélère pour y répondre », décrypte Arthur Waller qui, avant de lancer Pennylane, avait co-fondé PriceMatch, un éditeur de yield management, vendu au géant de l’hébergement Booking.com en 2015.

Plate-forme SAAS

Le décollage de Pennylane a été rapide : la pépite assure avoir généré un chiffre d’affaires de plus 2 millions d’euros et séduit plus de 500 clients, parmi lesquels Yuka, Luko, Respire ou le groupe de restauration Bao. « On a 60 à 70 demandes entrantes par jour », affirme Arthur Waller. Si bien que la jeune pousse assure devoir refuser des clients…

Avec ce nouveau tour de table, la start-up veut faire sa mue. « Jusque-là, on était un simple cabinet d’expert-comptable », commente Arthur Waller. Résultat : les clients devaient signer une lettre de mission auprès de Pennylane afin de bénéficier de son offre de tenue comptable augmentée.

Mais, en supplément, la jeune pousse a décidé de lancer une offre SAAS (software as a service). Avec ce logiciel commercialisé à partir de 39 euros par mois, Pennylane veut concurrencer QuickBooks, une solution de gestion financière développée par Intuit. Le modèle SAAS a le vent en poupe dans l’univers des start-up : il attire les investisseurs et fait gonfler les valorisations des jeunes pousses les plus prometteuses.

Une centaine de recrues en 2021

Pennylane compte aussi profiter de ses nouvelles ressources financières pour étoffer ses effectifs. La start-up, qui compte actuellement 75 salariés, « veut recruter une centaine de personnes en 2021 », glisse Arthur Waller, qui est passé par Science Po Paris et l’école Polytechnique. Pennylane cherche notamment des profils tech afin de perfectionner sa plate-forme.

Convaincue que la crise sanitaire va accélérer la digitalisation de la comptabilité dans les petites et moyennes entreprises, la société veut se concentrer en priorité sur l’Hexagone français, avant éventuellement de s’attaquer à l’Europe « dans un an et demi », confie Arthur Waller. Le rendez-vous est pris.



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