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Finance

Football : comment les stars du ballon rond sont assurées



105 millions d’euros pour Paul Pogba, 180 millions d’euros pour Kylian Mbappé, 222 millions d’euros pour Neymar : avec des records régulièrement battus, le marché des transferts augmente la valeur des joueurs et, par extension, celle de leur assurance. Les clubs doivent en effet s’assurer contre tout risque d’indisponibilité, en particulier contre les blessures qui sont l’accident le plus courant. Mais en théorie, le coronavirus peut aussi en faire partie.

« S’il ne peut plus jouer, le club a perdu son investissement ou la valeur de revente du joueur, explique Patrick Vajda, courtier spécialisé dans le sport. C’est une assurance relativement coûteuse car à risques élevés mais beaucoup la prennent car elle protège leur actif le plus important, ce que dans d’autres professions on appelle le « fonds de commerce ». » Cette assurance, qui correspond à un pourcentage de la valeur marchande du joueur, est particulièrement souscrite pour les jeunes les plus prometteurs, contrairement à ceux qui sont en fin de contrat.

La quasi-totalité des joueurs étant assurés, le marché est considérable. Il a émergé dans les années 1980, quand sont apparus les premiers transferts à plusieurs millions d’euros. Aujourd’hui, assurer un joueur vedette suppose de faire intervenir plusieurs compagnies, et davantage encore si l’équipe voyage au complet.

Une assurance pour les clubs et les joueurs

« On a un joueur couvert à hauteur de 60 millions d’euros, souligne Didier Loiseau, ancien joueur professionnel qui s’est reconverti après une grave blessure et dirige depuis vingt ans le cabinet de courtage Henner Sports. S’il se retrouve dans un avion avec des coéquipiers de cette valeur et qu’il y a un crash, le sinistre cumulé est important et nous avons besoin de nombreux réassureurs pour avoir une capacité répondant au montant du cumul. »

En parallèle, les joueurs s’assurent aussi eux-mêmes et ce, presque systématiquement. Les conventions collectives précisent en effet que les clubs sont obligés de payer les joueurs pendant les trois premiers mois d’arrêt de travail. Le joueur s’assure donc au-delà de cette limite mais aussi dans le cas d’une perte de licence définitive. Ici, le montant est déterminé en fonction du salaire brut du joueur et tourne autour de 50 % pour les gros salaires, par exemple.

« Si le joueur n’est pas assuré, les seules prestations qu’il perçoit au-delà des trois mois sont celles de la Sécurité sociale avec le plafond mensuel à 7.500 euros pour les accidents de travail et de 1.600 euros en cas de maladie », indique Didier Loiseau, qui collabore notamment avec Allianz et Swiss Life.

Une couverture contre le Covid-19

Les assurances des joueurs couvrent tout ce qui pourrait leur arriver partout dans le monde, aussi bien dans la vie professionnelle que personnelle. Le coronavirus n’échappe donc pas à cette couverture. « Cette épidémie a eu peu d’incidence sur les jeunes sportifs en bonne santé comme les footballeurs, insiste toutefois le directeur d’Henner Sports. En France, il n’y a eu qu’un seul joueur durement touché, à Montpellier, qui a été en réanimation pendant trois semaines, et seulement deux joueurs professionnels sont morts du Covid-19 dans le monde. »

Ainsi, même si des foyers peuvent apparaître en dépit des protocoles sanitaires dans certains clubs, comme à Strasbourg ou à l’Olympique de Marseille plus récemment , les risques de longue indisponibilité due au virus demeurent très faibles pour les joueurs.



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