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Finance

Football : le fonds souverain saoudien renonce à racheter Newcastle



Publié le 30 juil. 2020 à 19h38

C’est peut-être la fin d’une polémique qui avait pris une dimension nationale, voire internationale. Ce jeudi, le consortium mené par le fonds d’investissement souverain saoudien a retiré son offre de rachat du club de Newcastle, n’ayant toujours pas reçu le feu vert de la Premier League.

Ce projet de rachat, estimé à 300 millions de livres (333 millions d’euros), avait été déposé il y a 16 semaines. Il était depuis englué dans un processus de contrôle face auquel le groupe semble avoir perdu patience, d’autant que l’irruption du Covid-19 a fortement affecté les perspectives économiques du football.

« Pendant cette procédure qui s’est éternisée de façon imprévisible, l’accord entre le groupe d’investisseurs et les propriétaires du club est devenu caduque et nos hypothèses d’investissements n’étaient plus soutenables », indique ainsi un communiqué du consortium. « L’absence de clarté sur les circonstances dans lesquelles la saison à venir démarrera et sur les normes qui seront imposées pour les matches, les entraînements et d’autres activités » sont également avancées comme des explications pour cette volte-face.

L’ombre de l’affaire Khashoggi

Le groupement d’investisseurs était mené par le Public investment fund (PIF) saoudien, piloté par le prince héritier Mohammed ben Salmane, qui devait détenir 80 % des parts du club à la fin de l’opération. Il était associé au fonds d’investissement britannique PCP Capital Partners, et à Reuben Brothers, une autre société d’investissement britannique.

Une fois rendu public, le projet s’était heurté à d’importantes critiques de la part de défenseurs des droits de l’Homme. Certaines associations, comme Amnesty International, rapidement rejoints par la fiancée de Jamal Khashoggi – le t journaliste saoudien assassiné fin 2018 dans le consulat d’Arabie Saoudite à Istanbul -, avaient conjuré la Premier League de ne pas offrir une vitrine à l’Arabie Saoudite pour blanchir sa réputation.

Un deuxième front s’était ouvert quand la chaîne qatarie beIN Sports avait accusé l’Arabie Saoudite d’être derrière BeoutQ, un système de piratage des images sportives rediffusées par satellite. Un angle d’attaque qui a touché la Premier League à son point le plus sensible : le portefeuille, puisque beIN est un diffuseur majeur des images du championnat anglais dans le monde.



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