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Finance

Fragilisées par la crise, les fintechs tentent de fidéliser en jouant la carte de la solidarité



Les fintechs aussi ont basculé en mode « gestion de crise ». Alors que leur modèle économique , basé pour l’essentiel sur les commissions de transactions, est fragilisé par la baisse généralisée de l’activité, ces start-up de la finance ont multiplié les initiatives de solidarité pour tenter de fidéliser.

Plusieurs néobanques pour les entreprises ou plateformes de prêts ont ainsi annoncé des mesures, comme la gratuité des services (Qonto) ou le gel des remboursements (October). L’application de paiement mobile Lydia s’est mobilisée en faveur des personnels médicaux en déclinant gratuitement son service pour faciliter le paiement des téléconsultations.

Le spécialiste du crédit en ligne Younited Credit propose de son côté un crédit « solidaire » au taux symbolique de 0,01 % pour les personnes qui exercent un métier en lien direct avec la lutte contre l’épidémie. Même initiative pour Nickel qui offre sa carte Nickel Chrome aux personnels médicaux.

Soutien aux plus démunis

D’autres fintechs spécialisées dans le paiement ont décidé de se mettre au service de la communauté pour aider les plus démunis à affronter l’impact de la récession économique.

La néobanque britannique Starling s’est ainsi intéressée aux personnes contaminées et, du coup, en quarantaine, à qui elle propose une seconde carte, adossée au compte courant et plafonnée à 200 livres de dépenses, qui peut être utilisé par des tiers pour faire les courses.

Dans le même esprit, le britannique Soldo ou la start-up belge Loyaltek ont imaginé des cartes prépayées pour la population fragilisée, qui permettent de payer chez les commerçants, mais pas d’effectuer des retraits.

Cartes prépayées ou « e-retrait »

Ces cartes, peu coûteuses, peuvent être commandées par des collectivités locales ou des ONG pour être ensuite distribuées aux personnes ciblées. Soldo a déjà distribué des milliers de cartes en Italie et Loyaltek s’apprête à offrir son Unity Card en Belgique.

« Nous avons l’expérience et les plateformes technologiques pour assurer ce genre de prestation. Les coûts de mise en oeuvre sont minimes », assure Robert Masse, fondateur de Loyaltek, qui a déjà fourni ce type de cartes en Allemagne, pour les collectivités qui devaient gérer l’afflux de demandeurs d’asile en 2015 et 2016.

Du côté des banques traditionnelles, le Crédit Mutuel Alliance Fédérale a proposé aux personnes démunies, à la limite de l’exclusion, une solution temporaire de « e-retrait » qui permet de retirer 500 euros sur un distributeur du groupe sans carte. Aux Etats-Unis, la néobanque Chime a mis en quelques jours en place un service visant à « avancer » les aides promises par le gouvernement aux personnes éligibles.

La crise sanitaire a fait bondir l’usage des services numériques. Reste à savoir si les fintechs parviendront à transformer ces initiatives en un levier pour gagner de nouveaux clients.



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