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Economie

Free Now mise sur l’électrique pour ses VTC


Comme Uber, la plateforme allemande veut enlever les voitures thermiques de sa flotte en Europe d’ici 2030.

La crise sanitaire qui touche de plein fouet les opérateurs de VTC ne les empêche pas de prendre des initiatives en matière de RSE (Responsabilité sociale et environnementale). Après Uber, c’est au tour de Free Now de prendre des engagements pour rendre ses VTC plus vertueux en matière de développement durable. « Nous voulons avoir un impact significatif sur le changement climatique », a déclaré dans un communiqué Marc Berg, patron de la plateforme qui, en Europe occidentale, est le plus gros concurrent du géant américain.

Concrètement, le groupe allemand qui opère en France dans trois agglomérations (Paris, Lyon et Nice) a fait mercredi la promesse d’effectuer 50% de ses courses en véhicule électrique d’ici 2025 et la totalité en 2030. Quasiment un copié-collé de l’annonce faite par Uber en septembre 2020 : lui aussi s’est fixé les mêmes objectifs en Europe et en Amérique du Nord. En France, le groupe américain coté à Wall Street a introduit une échéance intermédiaire (2024) où les véhicules diesel seront bannis de sa flotte. Sur les autres continents (Asie, Afrique…), il vise la neutralité carbone en 2040.

Si ces deux très gros acteurs font route dans cette direction, c’est qu’ils y sont fortement incités. Car de plus en plus de pays, de régions ou de villes européens envisagent d’interdire la circulation des voitures thermiques dans les prochaines années. La capitale de la Norvège a déjà banni les véhicules fonctionnant avec des énergies fossiles. Paris souhaiterait appliquer cette mesure en 2030. L’Allemagne y réfléchit pour la même échéance…

Devancer l’obligation

De plus, cette politique qui consiste à devancer une obligation peut constituer un bon argument marketing pour se différencier auprès des clients, de plus en plus soucieux de préserver la planète. Ainsi, la petite plateforme chinoise de VTC, Caocao, présente à Paris depuis un an, exploite une flotte de 2OO véhicules tous électriques.

Cela a d’autant plus de valeur que, dans ce domaine, tous les opérateurs ne sont pas aussi exigeants. Par exemple, la plateforme estonienne, Bolt, très présente en France, n’a pas pris d’engagement aussi strict.

Pour tenir leur promesse, Free Now et Uber vont aider financièrement leurs chauffeurs. Une nécessité car un véhicule électrique est plus coûteux à l’achat qu’un véhicule thermique. Et cet investissement est très lourd dans une période où les courses sont rares à cause de la pandémie : « Actuellement, notre activité est en recul de 65% par rapport à l’année dernière à la même période », reconnaît Antoine Lieutaud, directeur général de Free Now France.

Filiale des constructeurs automobiles Daimler et BMW, la plateforme allemande de VTC va surtout accorder des réductions pour l’achat ou la location de voitures électriques. Le rabais pourra aller jusqu’à 25% à l’achat. Et une remise de 15% sera faite pour la recharge. Par ailleurs, un partenariat avec l’appli Charge Now permettra aux conducteurs de savoir en temps réel quelles sont les bornes de recharge les plus proches qui sont disponibles. À Paris, ils auront aussi un accès privilégié à six bornes de recharge de la RATP.

Uber a aussi prévu que les chauffeurs aient des réductions sur les véhicules électriques Renault et Nissan ou puissent installer chez eux une borne de recharge EDF à coût plancher. Mais le groupe compte surtout sur un système incitatif sophistiqué qui privilégiera les conducteurs très actifs sur son appli. Ceux qui travaillent 42h par semaine pour la plateforme pendant trois ans auront droit à 4 500 euros pour acheter une voiture électrique. La subvention sera limitée à 1 500 euros au bout de trois ans pour ceux œuvrant seulement quinze heures par semaine.

Pour tenir son objectif, Uber investira 800 millions de dollars (658 millions d’euros) contre 100 millions d’euros pour Free Now. Mais le leader américain du VTC a 5 millions de chauffeurs, contre 250 000 pour la plateforme allemande.



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